QUEL GÂCHIS CE PRB

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L’amélioration de la gestion publique figure parmi les attributions de ce département public. Pourtant, il n’arrive pas lui-même à proposer un bon service. La dernière révision salariale proposée par le PRB n’offre aucune réponse aux attentes des syndicats. Elle ne règle pas non plus, les problèmes réels de la Fonction publique.

Pour le PRB, qui s’est donné pour mission de «enable excellence in the delivery of service in the public sector», la virulence des critiques faites à son encontre est à la mesure de son ineffi cience.

«Un rapport médiocre et répugnant» s’insurge, par exemple, le principal syndicat des enseignants, le GTU, dans son organe offi ciel diffusé hier. Quel gâchis ! Pendant quatre ans, il y a toute une fl opée de fonctionnaires qui ont travaillé pour produire un rapport qui sera finalement mis de côté.

On s’en débarrasseracomme s’il s’agissait d’une vieille chaussette.Le plus étonnant, c’est qu’un consensus se dégage en faveur du recours à un étranger pour établir la nouvelle grille de salaries dans la fonction publique. Voilà un pays qui se targue régulièrement d’avoir les meilleurs ministres ou institutions gouvernementales de l’Afrique mais qui ne trouve pas un fi ls du sol capable d’effectuer un simple exercice de révision salariale. La raison principale du mécontentement syndical tient aux écarts de remuneration entre les différents grades de la Fonction publique. Des écarts qui ne s’appuient parfois sur aucun critère objectif. Or, les Mauriciens n’aiment pas les inégalités.

Fin politicien, le Premier ministre a promptement réagi et cédé aux pressions syndicales pour lâcher le PRB. Il a compris que l’enjeu était important pour lui sur le plan politique. Moins adroite, l’opposition a estimé, pour sa part, que c’est la réforme électorale qui préoccupe les Mauriciens en ce moment. Outre le fait que le PRB approfondit le fossé entre les différents échelons de la Fonction publique, il introduit également une grande injustice à l’égard des salaries du privé. Beaucoup parmi les plus démunis vont subir une poussée de l’infl ation à la suite d’une injection massive d’argent dans le circuit, sans bénéfi cier, eux, de la moindre augmentation. Mais la justice sociale est-elle encore à l’agenda des partis politiques ?

Raj MEETARBHAN

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