Pour une éducation adaptée aux besoins de la jeunesse rodriguaise

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Ça y est. Les résultats du SC et du HSC sont là. Des résultats qui ont emmené dans leurs sillages  des sentiments de joie et de déception. Pour certains  des perspectives d’avenir s’ouvrent. Pour d’autres il n’y a rien de beau qui se pointe à l’horizon.

Mais l’enjeu le plus important ne s’arrête pas avec  ceux qui ont réussi ou échoué à ses deux examens. Notre défi c’est cette masse de jeunes qui fréquentent les établissements secondaires. Il faut se poser la question, qu’est ce qu’ils vont devenir ? Est ce que Rodrigues pourra les absorber ? Est ce que le système éducatif donne à chaque jeune aujourd’hui la possibilité de développer ses aptitudes afin de  trouver sa place dans la société ?
Depuis des années des voix s’élèvent pour dire que le système  éducatif conçu et développer à partir réalités mauriciennes  ne répond pas entièrement aux besoins de  Rodrigues.

Des  manuels scolaires ne permettent pas au jeune  rodriguais d’apprendre à partir de ses propres réalités. Pour pallier a ce manque,  la Commission de l’éducation a pris la bonne initiative de  faire (à titre d’essai) l’introduction de l’histoire et de la géographie de Rodrigues au niveau de  la forme III.

L’autre reproche qui est fait à notre système est le fait que  tous les établissements secondaires concentrent tous les efforts sur le coté académique.

Le collège de Citron Donis avait était conçu  en 1998  par le ministère de Rodrigues avec l’aide du Luxembourg, pour être un collège technique.  Voilà que le gouvernement issu des élections de l’an 2000 décide de mettre en place des « form VI collèges » C’est à ce moment là que le projet de faire un collège technique de haut niveau  a été sacrifié afin que Rodrigues soit  en ligne avec la politique de l’éducation nationale.

Regarder en profondeur les réalités et le  besoins spécifiques de Rodrigues en termes de formation professionnelle poussée n’intéressait pas les décideurs de l’époque.

Il est vrai qu’aujourd’hui encore, dans le cadre de l’autonomie, l’assemblée régionale  n’a pas la responsabilité de  l’orientation politique de l’éducation. Mais il est urgent de faire un « strong case » pour une éducation plus diversifiée et mieux adaptée aux besoins spécifiques de la  jeunesse rodriguaise.

Mais il faut d’abord se mettre d’accord  sur une chose. Dans quelle direction Rodrigues va orienter son développement économique, social et culturel. C’est en fonction de cela que l’éducation doit  armer  la jeunesse à  mieux affronter l’avenir.

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