Ministres plaqués

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Les plaques d’immatriculation peuvent mener à la prison. C’est ce que des politiciens corrompus viennent de découvrir à leurs dépens.

Ils sont accusés d’avoir octroyé, sans appel d’offres, un lucratif contrat de plaques minéralogiques à un homme d’affaires allemand. Les prévenus ont été placés en détention pour 15 jours.

Ces hommes, qui ont abusé de leurs fonctions, ont été inculpés lundi. Ils sont des dignitaires de l’ancien régime égyptien. Il s’agit d’un ancien Premier ministre, Ahmed Nazif, et des anciens ministres de l’Intérieur et des Finances. Tous trois seront jugés pour corruption et profits illicites.

Les enquêteurs examinent un contrat de fabrication de plaques d’immatriculation pour le ministère de l’Intérieur d’une valeur de quinze millions de dollars, a révélé BBC Afrique hier. Les trois anciens ministres se seraient enrichis grâce à l’achat irrégulier de plaques minéralogiques. Ils auraient reçu environ Rs 450 millions en guise de commissions.

Le fabricant allemand, «Utsch AG Metallplatten », est lui aussi accusé de corruption.

Le régime autocratique de l’ancien président Hosni Moubarak a été renversé le 11 février dernier, après un soulèvement populaire qui a mis fin à 30 ans de pouvoir. Les manifestants égyptiens dénonçaient la corruption présente à tous les niveaux dans leur pays et l’absence de libertés.

Le président déchu, Hosni Moubarak, et ses deux fils sont également placés en détention dans le cadre d’une enquête sur la corruption et sur les violences contre les manifestants lors de la révolte, qui a fait plus de 800 morts. Le nouveau gouvernement égyptien a initié des démarches auprès de la Suisse en vue de récupérer leurs avoirs. Le despote est accusé d’avoir amassé une fortune considérable, même si un de ses conseillers a nié que cette richesse se monte à plusieurs milliards de dollars.

Ces développements survenus cette semaine en Egypte réjouissent tous ceux qui pensent que l’Afrique devra désormais réclamer des comptes à ses dirigeants, actuels ou passés, qui sont soupçonnés d’enrichissement illicite. Ils doivent répondre devant la justice de leur pays et restituer à leur peuple les biens volés. En tout cas, l’Egypte a démontré qu’il est un Etat de droit, où les petits comme les grands doivent rendre des comptes à la justice.

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