Man Utd ne fait plus peur à personne

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Osez-vous porter votre maillot de Manchester United ce matin chers amis supporters ? Pas sûrs… Et on vous comprend ! Après une saison domestique à ranger aux oubliettes, on attendait avec impatience le retour de la Ligue des champions et le réveil des Red Devils dans la compétition qui leur a donné tant de gloire, mardi, en 8e de finale aller.

Face à l’Olympiakos du Pirée, privé de ses deux meilleurs atouts offensifs, Mitroglu (transféré cet hiver à Fulham) et Saviola (l’increvable attaquant argentin, blessé samedi dernier à la cuisse, on allait voir ce qu’on allait voir. 

Les Grecs ne perdaient rien pour attendre. Surtout avec Robin van Persie en pointe, pour exploiter les contres. Et un Wayne Rooney qu’on imaginait survolté et inspiré après avoir resigné jusqu’en 2019, et qui touche désormais le meilleur salaire de la Premier League…

90 minutes plus tard, c’est tout le contraire qui s’est produit. Manchester United a été inexistant, n’a cadré aucune frappe, et a logiquement été battu par l’Olympiakos, qui avait toujours perdu contre les Anglais en quatre confrontations sous l’ère Ferguson, 2-0.

Ballotté en championnat, où il est 6e à 12 unités du podium, United ne fait donc même plus la loi en C1. Son invincibilité dans la compétition depuis le début de la saison faisait donc illusion jusque-là. Mais le faux espoir d’un hypothétique triomphe européen qui sauverait une saison catastrophique est retombé comme un soufflet. Le manque à gagner sportif et financier d’une non participation à la Ligue des champions la saison prochaine est désormais une menace directe pour United.

Le fait est que MU ne fait plus peur à personne en ce moment. Il convient peut être même de mettre un bémol au 0-5 passé par RVP and co au Bayer Leverkusen en phase de poule, surtout quand on voit comment Schalke et Leverkusen viennent d’imploser à domicile face au Real et au PSG respectivement…

Même les plus farouches défenseurs de David Moyes sont en train de se rendre compte que ce dernier ne semble plus maître de rien. Il semblait être le premier surpris du niveau réel de son équipe mardi au Pirée. Le problème de l’équipe est clairement mental. L’équipe n’avance plus, n’y croit plus, ne se bat plus. Le vestiaire est-il en train de lâcher son entraîneur ?

A 363.534 euros par semaine, Wayne Rooney ne mouillerait-il pas le maillot ? Ca semble impensable. Le mal qui ronge l’équipe actuelle des Red Devils est profond et tout le monde se demande logiquement s’il y a un pilote dans l’avion. La pression est de plus en plus forte sur les épaules de Moyes.

Si l’on en croit The Sun, RVP aurait directement critiqué ses coéquipiers après la défaite en Grèce, pestant sur le fait que certains occupent souvent la zone ou il devrait être et qu’il ne reçoive pas assez de ballons pour marquer. Il a aussi reproché un jeu trop lent à son équipe. Van Persie, qui a vendangé une occasion en or en tirant au dessus, en fin de match, est annoncé sur le départ en fin de saison selon certains médias.

Parmi les nombreuses critiques qui pleuvent sur Moyes, Tim Howard, le gardien d’Everton a insisté sur le fait que Roberto Martinez était un excellent manager chez les Toffees, ce qui relance bien sûr le débat sur les méthodes et l’approche de Moyes. Hier une rumeur d’un renvoi de David Moyes a même circulé alors que la direction du club a toujours insisté sur le fait qu’elle voulait donner du temps à l’entraîneur écossais pour rebâtir une équipe compétitive. 

Mais Moyes sera-t-il l’homme de cette reconstruction, qui se chiffrerait à 200 millions de livres l’été prochain ? D’après les médias, les Glazer auraient toujours confiance en lui. Mais, dans les jours à venir il va jouer très gros. En neuf jours, il accueillera à domicile, Liverpool, Manchester City et l’Olympiakos. Autrement dit : défense de perdre à tout prix !

Au repos ce week-end (le derby mancunien ayant été reporté au 25 mars), Manchester Utd aura une semaine pour digérer sa déception européenne avant d’affronter West Brom, le week-end prochain en championnat. 

Pour redonner un peu de baume au cœur de leurs supporters, les mancuniens savent qu’ils devront réaliser un exploit au match retour contre l’Olympiakos pour accéder aux quarts de finale et regagner le respect de tous. Pour sauver ce qui peut encore l’être. A commencer par la tête de leur entraîneur.

(Article paru dans Lékip du vendredi 28 février 2014)

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