Man in the mirror

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On parlait de la crise iranienne, de la mort de l’actrice Farrah Fawcett et puis tout bascule en ce jeudi 25 juin quand CNN confirme la mort de Michael Jackson, annoncée quelques minutes auparavant par le « Los Angeles Times ». La seconde d’après, alimenté par le RSS de la base newyorkaise de CNN, le téléphone portable de Davin, un chercheur originaire de Washington, DC, vibre. Il est en train de dîner dans un restaurant à Dakar, au Sénégal – ici, il fait déjà nuit. Il se lève et lance : « Michael Jackson vient de mourir ! » Personne ne veut le croire sur le coup. Mais il ne suffit que de quelques minutes pour que la nouvelle provoque une onde de choc universelle répercutée par toutes les agences de presse internationales, par tous les portables, par toutes les radios, par toutes les conversations, de salon ou de rue.

A l’aéroport parisien Charles de Gaulle, des gens de toutes nationalités, de tous les âges, s’interrogent. Américains, Africains, Européens, Chinois, Arabes, personne n’y croit vraiment. C’est toujours ainsi quand la nouvelle de la mort d’une des personnalités les plus connues tombe. On se souvient de l’endroit où l’on se trouve quand l’information vous parvient. Cette fois-ci l’ampleur de l’émotion semble même dépasser la vague de tristesse qu’avait provoquée la mort subite de Lady Di, ou encore, plus récemment, celle du pape Jean-Paul II (dont l’âge et la maladie rendaient la nouvelle plus crédible).

L’émotion est palpable, elle se sent dans le regard, dans la voix, dans le geste. Partout. Au « Times Square », les écrans de télévision montrent des images aux abords de l’hôpital de Los Angeles, où par milliers les fans s’amassent pour pleurer. La foule qui passe soupire. Ce n’est pas que dans les rues de la Californie, où la star vivait, ou celle de New-York que l’on pleure en masse, c’est dans tous les Etats-Unis, de la côte Ouest à la cote Est, du Canada Nord à l’Argentine, de Los Angeles à l’Indonésie. « C’est l’une des personnes les plus connues du monde. Je viens de parler à ma sœur à Jakarta et elle est inconsolable. Michael Jackson a marqué notre génération. On a l’impression d’avoir grandi avec lui depuis qu’il émerveillait son monde au sein des Jackson Five », témoigne Aslam, qui travaille à Londres depuis six ans maintenant. Il avait prévu d’emmener sa sœur au concert de la Star prévu à partir de la mi-juillet, après un concours de circonstances laborieuses (problèmes de santé, d’argent, de désaccords légaux). Ces concerts n’auront jamais lieu.

Le « New York Times » résume bien la vie de Michael Jackson. La photo en Une le montre avec les bras en forme de croix, la chemise blanche ouverte, derrière des nuages. L’icône de la pop (cette musique qui allie tous les styles) demeure le « Peter Pan » de la musique. Un artiste qui n’a jamais voulu vieillir – un homme qui n’a pas connu d’enfance. « But on the verge of another attempted come-back, he is suddenly gone, this time for good… » L’homme a eu une vie faite de gloire et de déchéances constantes. Mais l’Américain semble ne pas vouloir parler des ses antécédents. Désormais, c’est de sa grandeur qu’on parle

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