Les infidèles

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L’alliance MMM/MSM est perçue comme étant fragile. Il a suffi que le leader du MMM fasse une remarque presque anodine sur le «Remake 2000» pour que les spéculations autour d’une rupture entre les deux partis soient relancées. Certains s’imaginent déjà que la reprise des tractations entre le MMM et le PTr est pour bientôt.

Qu’a dit Paul Bérenger, en fait, devant l’assemblée des délégués de son parti ? Que cette instance aura l’occasion de s’exprimer sur le maintien ou non du remake. C’est donc l’annonce de ces consultations, somme toute normales dans un parti structuré, qui a déclenché un déluge de scénarios fantaisistes d’alliances et de désalliances.

Il est tout à fait possible que la posture du leader du MMM ne visait qu’à prévenir ses alliés des conséquences auxquelles ils feraient face si d’aventure ils s’avisaient de marchander un accord qui ne respecte pas le rapport des forces sur le terrain. Mais beaucoup ont déduit précipitamment que Paul Bérenger dressait le décor pour des retrouvailles avec les Travaillistes.

Cela en dit long sur la nature des alliances électorales à Maurice et sur l’image que l’on se fait de la classe politique. Les Mauriciens savent que ce n’est pas une vision commune de l’avenir du pays qui unit deux partis au sein d’une alliance mais des objectifs étroitement Électoralistes.

Chez nous, les alliances électorales s’inscrivent dans une froide perspective de mathématique électorale. C’est l’attrait du pouvoir qui soude les coalitions et non un programme de gouvernement. Donc, le lien entre les alliés conjoncturels peut se briser aussi facilement qu’il s’est noué.

Après tout, l’histoire récente a montré que, dans ce pays, les hommes politiques sont surtout fidèles à leurs infidélités.

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