Document accablant

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La révélation faite hier par le leader de l’opposition marque un véritable rebondissement dans la saga «MedPoint». Paul Bérenger a allégué, document à l’appui, que l’état-major du ministère de la Santé s’est élevé, en juin dernier, contre la création d’un hôpital spécialisé en gériatrie.

S’il s’avère que les principaux techniciens du ministère se sont effectivement opposés à la création d’un établissement de santé offrant exclusivement des
soins gériatriques, le scandale «MedPoint» prendra une toute autre dimension. L’on posera avec beaucoup plus d’insistance des questions sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à aller de l’avant avec l’acquisition de la clinique «MedPoint».

La ministre de la Santé devra expliquer les raisons pour lesquelles elle n’a pas tenu compte de l’avis des consultants responsables des unités médicales dans les cinq hôpitaux régionaux, les Drs Oozeerally, Bholah, Lam, Gaya et Cheung. Il apparaît même que le ministère a demandé à ce comité de reconsidérer sa position, mais qu’il ne s’est pas infléchi d’un iota. Le ministère aurait alors changé la composition du comité. La troisième tentative a été la bonne. Le ministère a fini par obtenir l’avis favorable qu’il cherchait.

Dans son rapport, le comité des consultants rend un verdict sans appel contre la création d’un hôpital gériatrique. Il recommande qu’une unité de gériatrie soit implantée dans chaque hôpital régional pour accueillir les patients âgés. Non seulement, explique-t-il, l’accès sera facilité pour les personnes malades et leurs proches mais l’Etat peut ainsi éviter les doubles emplois et garantir la meilleure utilisation possible des ressources.

«All major specialities are already present and functional on site for e.g Cardiology, Orthopaedic, General Surgery, Gynaecology, Psychiatry, Laboratory Services , etc.», soulignent les consultants. Ce nouvel élément survient et jette un trouble supplémentaire sur tout le dossier alors que les autorités étaient déjà pointées du doigt pour des décisions surprenantes. Plusieurs questions demeurent sans réponse. Par exemple, on ne sait toujours pas si une deuxième évaluation de «MedPoint» a été commandée par le ministère. On ignore également ce qui a poussé le ministère à conclure l’acte d’achat avant fin 2010, causant un manque à gagner de quelques dizaines de millions de roupies en termes de taxes. On veut bien croire qu’il y a de bonnes raisons derrière ces décisions, mais le silence complet des autorités à leur sujet inquiète.

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