Craintes sur l’environnement international

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MCB Focus, procès-verbal de la dernière réunion du Comité de politique monétaire (CPM) de la «Bank of Mauritius» (BoM), rapport sur le climat des affaires de la Chambre de commerce et d’industrie de Maurice (MCCI)…Tous les derniers rapports sur l’état de l’économie mauricienne mettent l’accent sur les risques encourus par le pays du fait de la dégradation du contexte international. Même «Moody’s», qui vient de relever la note de Maurice et de la «State Bank», met en garde les responsables du pays. L’agence de notation estime qu’en tant que petit pays exportateur, Maurice reste vulnérable à l’évolution de la demande globale et plus particulièrement aux changements chez son principal partenaire, l’Union européenne. En effet, pour «Moody’s», si la demande extérieure venait à ne pas enregistrer une reprise suffi sante, de nouveaux chocs pourraient entraîner une détérioration de la capacité de Maurice à rembourser sa dette.

De son côté, la Chambre de commerce et d’industrie de Maurice («Mauritius Chamber of Commerce and Industry» - MCCI) a annoncé que son indicateur du climat des affaires, avait enregistré une légère amélioration au deuxième trimestre 2012, alors que le premier trimestre s’était soldé par une nette dégradation. Mais la MCCI se garde de toute euphorie intempestive.

«Nous constatons une alternance entre détérioration et amélioration de l’indicateur du climat des affaires, démontrant les incertitudes et le manque de visibilité qui marquent l’économie tant locale qu’internationale en cette période de crise», écrivent ses analystes. Chez les analystes de la «Mauritius Commercial Bank» (MCB), l’environnement international est également une source d’inquiétude. La dernière édition du «MCB Focus» soulignait mi-juin que la persistance de la fragilité et des incertitudes du contexte global, en particulier dans la zone euro, était en train de mettre la résilience de l’économie mauricienne sous pression. La banque a d’ailleurs, à l’époque, revu sa prévision de croissance pour 2012 à la baisse, en la ramenant de 3,6 % à 3,4 %.

Même son de cloche à la Banque centrale. Dans le procès-verbal de leur dernière réunion, publié le 25 juin, les membres du CPM de la BoM constataient que, depuis leur précédente réunion, les perspectives de l’économie mondiale s’étaient dégradées avec l’intensification de la crise dans la zone euro. La BoM maintenait à l’époque, son estimation du taux de croissance à 3,8 % pour 2012. «Toutefois il y a des risques évidents que cette prévision soit revue à la baisse», pouvait-on lire dans le communiqué du CPM.

Le gouverneur de la BoM, Rundheersing Bheenick, avait d’ailleurs enfoncé le clou en estimant que «la croissance pourrait perdre 0,5 à 0,6 point, si la situation internationale venait à se détériorer davantage». De fait, «Statistics Mauritius» vient de réviser son estimation de croissance à la baisse pour 2012. L’institut de statistique table désormais sur 3,5 %, contre une prévision de 3,6 % établie en mars.

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