Sel solition se prodiksion!

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Il s’est finalement résolu à laisser tomber sa stratégie intenable et à se reconnecter, au moins verbalement, avec la réalité.

Il admet donc, enfin, que l’on va devoir vivre avec le virus !

La stratégie intenable, même si plutôt populaire avec ceux croyant possibles les dépenses éternellement financées par ‘le ciel’ ou encore les vacances perpétuelles, était de postuler qu’il fallait défendre la santé de la population en priorité et ‘à n’importe quel prix’. Défendre la santé publique est évidemment prioritaire. Elle n’est, malheureusement, pas la seule priorité ! Et elle implique évidemment un coût qui, en finalité, sera insupportable.

Pour se protéger du Covid-19, l’on a ‘lock down’ le pays pendant 2 mois et demi en 2020 et pour encore 3 semaines cette année. Ce sont donc 13 semaines de «lockdown» complet qu’il y a eues jusqu’ici, soit presque exactement 25 % des dernières 52 semaines écoulées. C’est clair qu’avec 188 000 WAPs, ce n’est pas toute l’économie qui est asphyxiée. Cependant, entre les deux «lockdowns», c.-à-d que pendant 39 autres semaines, l’aéroport restant fermé, cela affectait directement et indirectement environ 23 % de l’économie dépendante des 1.3 million de touristes qui n’ont pas débarqué chez nous pendant donc... 12 mois ! Le parc hôtelier local était rempli de Mauriciens les weekends, s’extasiait-on au ministère des Finances, et le secteur n’avait donc que peu de raisons de se plaindre, ajoutaiton… Pourtant, en parallèle, la MIC mobilisait bien plusieurs milliards de roupies des réserves nationales pour ‘soutenir’…

Le gouvernement a dû, depuis juin 2020, faire ses comptes et réaliser que 61 jets privés de l’étranger, ajoutés aux «premium visas», ne suffiraient pas à contrebalancer 60 milliards de revenus annuels en devises qui se sont tout simplement évaporés au prospect de quatorzaines particulièrement restrictives. Cette activité touristique qui n’irrigue plus les taxis et les propriétaires de catamarans, les restaurants et les revendeurs de colifichets, Air Mauritius ou la MRA, commence à peser vraiment lourd. D’autant que l’on ne pourra jamais cadenasser le pays à 100 % car il y aura toujours des ‘trous dans le filet’. Jagutpal s’avançait même dans une interview, cette semaine, à suggérer que le Covid est possiblement au pays depuis fin 2020 ! Les autorités du pays ont enfin compris qu’il faudra bien vivre avec ce virus, comme on peut vivre avec la grippe, le cancer et le deuil. Que l’on ne peut pas accepter de mourir de tout, sauf du Covid ! Peu importe les conséquences.

Mais pour l’ouverture de l’aéroport ce ne sera pas de sitôt. On attendra que 70 % de la population soit vaccinée. Si nous obtenons les vaccins requis dans les temps et rassemblons suffisamment de consentements des citoyens aux vaccins non encore homologués par l’OMS, on évoque la rentrée touristique pour pas avant août prochain... c’est dans au moins 120 jours de plus. Ça pourrait être plus. Il faudra entre-temps, à nouveau dégainer notre MIC pour nos zombies ?

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’à ce stade le déconfinement à partir du 31 mars prochain n’est que partiel et relativement modeste. Les restrictions de zone rouge demeurent. On continuera sans doute à isoler les villages atteints, ‘à la Canot’. On livrera, certes, encore plus de WAPs pour fluidifier la remise en route de la machine économique , les magasins pourront ouvrir et les employés de maison seront à nouveau autorisés à travailler, mais les écoles publiques resteront fermées, SANS home schooling, précise-t-on, sans gêne aucune. D’autres détails seront sans doute à préciser, mais ce qui est certain c’est que l’activité économique n’atteindra qu’un certain pourcentage du taux précédant le deuxième confinement qui a débuté le 10 mars dernier.

Est-ce suffisant pour une reprise de l’économie de +7% en 2021 ?

Très probablement pas !

La mission du ministre des Finances au prochain Budget n’est vraiment pas simple. L’endettement national a déjà explosé, y compris celui qui se repaie en devises. La balance des comptes courants fait peur. L’érosion de la roupie nourrit le monstre qu’est l’inflation et rend plus onéreux le repaiement de notre dette étrangère Le budget national est miné par le gaspillage, du superflu et par un excédent de dépenses alors même que les rentrées de taxes s’affaiblissent. Le pays vieillit et le coût de la pension va gonfler de manière de plus en plus lourde. Selon la seule et unique définition possible du ‘one-off’, il n’y a plus la possibilité de solliciter ‘le ciel’ à la Banque centrale, à nouveau, pour… quelques poignées de milliards de plus ! Il y aura des licenciements et ceux-ci seront d’autant plus massifs si la seule manière de licencier est d’être déclaré en faillite ou d’être mis sous administration…

Il n’y a pas dix mille manières de sortir de l’ornière. Il faut se faire vacciner. Il faut une discipline de fer avec les gestes barrières. D’autant plus maintenant que deux hôpitaux, supposés havres de bonnes pratiques, ont eux-mêmes été contaminés cette semaine ! Il faut du «contact tracing» sans faille. Mais il faut aussi, absolument, produire ! Ceux qui croient encore que l’on doit (et que l’on peut!) vivre sans Covid et que pour cela, il suffit de garder contrainte, (y compris par la taxe) ou fermer la machine économique d’une «poignée de privilégiés» sont aussi suicidaires que ceux qui pourraient aller rechercher la grâce de Dieu dans une grande prière compacte et tonitruante, en zone orange, à La Caverne....

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