Mais où sont-ils ?

Avec le soutien de

Ce n’est pas seulement une question de logement. Ou de l’absence de celui-ci. Le problème auquel fait face, en ce moment, les squatteurs des différentes régions de l’île a différents degrés. Il affecte le cœur de la famille. Il touche l’homme, la femme. Mais aussi et surtout les enfants, ces petits êtres vulnérables. Il touche des ados, c’est-à-dire, notre jeunesse. Celle-là même qui représente l’avenir de notre pays.

L’idée ici n’est ni de justifier ni de condamner les squatteurs. Mais de lancer un avis de recherche pour tenter de retrouver certaines personnes dont les fonctions les rendent directement responsables de tous ceux que l’on vient de nommer. Commençons par notre ministre de l’Autonomisation des Jeunes, des Sports et des Loisirs, Stephan Toussaint. Ne s’est-il pas aperçu que ce problème, puisqu’il concerne les jeunes gens, le concerne aussi de ce fait ? En tant que ministre responsable, ne devait-il pas se rendre, ne serait-ce qu’une fois, à leurs côtés pour les soutenir, les rassurer, les mettre en confiance tout en élaborant, à leur intention, un programme d’accompagnement ? Sachant qu’un éventuel traumatisme, causé par les scènes malheureuses auxquelles ils sont confrontés et toutes les implications qu’elles entraînent, peut avoir des répercussions néfastes sur le développement de leur personnalité. Et pourtant, on ne l’a ni vu ni entendu, Stephan Toussaint.

Où est l’honorable Kalpana Devi Koonjo-Shah, la ministre de l’égalité des genres et du bien-être de la famille ? Aucune trace d’elle ! Serait-elle toujours en confinement ? En tout cas, son silence est révoltant. Il laisse paraître des traces d’incapacité, d’incompétence. Pire, d’indifférence. De ces enfants qui dorment à la belle étoile, ou dans des abris de fortunes après la destruction de leur modeste demeure, de leur bien-être, n’est-elle pas supposée s’en occuper ? Elle est, d’ailleurs, payée pour… C’est son boulot. Alors qu’elle se bouge. C’est le moment de montrer qu’elle est une femme d’action. De montrer qu’elle a l’étoffe pour occuper un poste ministériel. Qu’elle a du sentiment, des idées. C’est le moment de montrer qu’elle est là pour travailler pour le peuple, surtout ceux qui sont au bas de l’échelle.

Et l’Ombudsperson for Children, Mme Rita Ventakasawmy, est également hors de vue. Les enfants ont des droits – droit à une vie décente, ce qui implique un logement décent, droit au développement personnel, droit à la protection, etc. – et n’est-il pas de son devoir de s’assurer que ceux-ci soient respectés ?

Autre introuvable, la ministre de l’Intégration, de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale, l’honorable Fazila Jeewa-Daureeawoo. On se demande si elle est toujours en fonction. De par la nature de la tâche qui incombe à son ministère, ne se devait-elle pas de participer à toute action initiée pour trouver une solution, et entre-temps, trouver un moyen pour soulager la souffrance des gens ?

Existe-t-il toujours chez nous une commission nationale des droits de l’homme ? Si oui, où sont ses représentants ? Mais, où sont-ils tous passés bon sang ?

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