Police «landings»: Landing Government in trouble

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Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont mis à mal le rôle de la police dans la société mauricienne. Si les images ont choqué des Mauriciens et déclenché de vives condamnations, on aura aussi remarqué, sur ces mêmes moyens de communication instantanée, plusieurs manifestations de soutien aux policiers violents. Certains n’ont pas tardé à trouver une dimension communautariste et ethnique à ces actes de brutalité.

Au fait, les fameux «landings» de la police ont toujours posé problème. On se demande pourquoi les hommes en uniforme persistent avec une méthodologie dépassée, qui ne tient pas compte des progrès accomplis dans le domaine des technologies. Pourquoi se rendre dans un quartier pour rechercher un suspect ? Demande-t-il une incarcération immédiate sinon il risque de faire exploser le bâtiment du Trésor ?

Pourtant, en exploitant les ressources de leur field intelligence et en se basant sur les renseignements des indicateurs et les données des portables et des smart cameras de Safe City, il serait tellement facile de cueillir le suspect hors de son quartier. Si jamais ce dernier ne bougeait pas de sa base, toujours en se fondant sur des renseignements, il serait tellement facile d’aller l’appréhender à 4 heures du matin.

La dimension «communale» est expliquée par la perception que presque la totalité des effectifs de la police est constituée de gens recrutés d’un groupe ethnique en particulier. Il est vrai toutefois qu’une composante domine la police. Cette perception de présence exclusive devient encore plus tenace en raison des complexités liées au phénomène du faciès. Cela résulterait de l’union intercommunautaire pratiquée depuis au moins deux siècles.

Il arrive souvent qu’en jugeant par la morphologie des policiers, on conclut vite que les méchants sont tous issus d’une communauté particulière. Or, tel n’est pas nécessairement le cas. Les Mauriciens qui font «Indiens» sont, dans la plupart des cas, issus de trois communautés différentes. Et même ceux qui portent des noms typiquement hindous pourraient bien être des adeptes du christianisme ou de l’Islam. Un «Krishna» officiel en uniforme bleu de la police pourrait bien être un «Taleb» dans les faits, accomplissant ses cinq namaz par jour et ayant déjà effectué un pèlerinage à La Mecque.

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