Clins d’oeil à la ronde

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Les résultats de SC continuent à interpeller. En effet, quand 24 % des candidats n’obtiennent AUCUNE matière avec un «credit» de 50 %+ et que 52, 6 % d’entre eux ne peuvent aligner plus de DEUX «credits» «at one and the same sitting», selon la phraséologie consacrée, il y a vraiment de quoi s’inquiéter. Deux commentaires de lecteurs retiennent l’attention. 

D’abord, les leçons particulières, cancer pédagogique s’il en est un, négation de l’éducation gratuite, et surtout, source d’amoralité patente puisque le prof qui est payé pour enseigner à ses élèves à l’école, trouve le moyen de convaincre, entre autres, les parents de SES élèves que ce qu’ils reçoivent en classe ne suffisant pas, il faut venir dans un garage et payer… pour «réussir» ! Tout prof dévoué et sincère qui peut vraiment réussir avec des leçons particulières, ne doit-il pas pouvoir réussir à l’école d’abord ? Le ministère connaît-il l’ampleur du problème ? Ces revenus de leçons dites «particulières», mais qui sont, invariablement, des leçons ‘en vrac’ et industrialisées, sont-elles captées par la MRA ou pas ? De toute manière, le problème est ailleurs puisque 53 % des élèves SC ne peuvent aligner plus de DEUX «credits» MALGRÉ les leçons particulières ! N’est-il pas temps de les rendre illégales et de mieux s’occuper de la pédagogie scolaire ?

Ensuite, le problème des langues. Si je suis convaincu que l’enfant doit débuter son périple scolaire dans une langue connue, soit le créole pour la très grande majorité de la population; qui peut s’étonner que la maîtrise du français ou de l’anglais, subséquemment, périclite d’année en année, parce que l’environnement ambiant dans lequel grandit l’enfant est de plus en plus créolophone? «Practice makes perfect», dit on. Avec de moins en moins d’écoute et sans pratique nous vouons notre bilinguisme tant vanté à ce que Dev appelle avec raison, le semi-linguisme en (au moins) deux langues! C’est ce que nous souhaitons à nos enfants? Le goulag linguistique ?

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Toute l’histoire du monde vivant s’articule autour de la mutation ! Sans cette «erreur» de transmission du code génétique d’un parent a un enfant, il n’y aurait pas de gènes nouveaux et donc pas d’évolution. Sans mutations, des centaines de milliers de fois au cours des 4,0 milliards d’années que la vie existe, nous en serions restés, à peu de choses près, a l’état d’amibe. La sélection naturelle fait qu’une mutation se propage si elle est favorable à la propagation de l’espèce. A Wuhan, en Chine, il y a quelques semaines, une nouvelle mutation est apparue dans la famille des coronavirus. C’est la 7e mutation dans cette famille qui produisait le SARS en 2003 en Chine/Hong Kong, qui tuait 650 personnes et qui gênerait le MERS en 2013 en Arabie saoudite qui coûtait la vie a 800 individus. Fait intéressant, la transmission du SARS semble avoir procédé de la chauve-souris et de chats vers l’humain, alors que le MERS provenait, quant à lui, du dromadaire. Le coronavirus de Wuhan émerge d’un des marchés principaux de viande animale de la ville. Il est désormais capital de cerner la source rapidement. La soupe de chauve-souris ? **

Ce qu’il faut comprendre, c’est que cette mutation favorable au coronavirus permet désormais sa propagation à travers la population humaine soit par contact, soit par l’air contaminé et que cela ne fait évidemment pas nos affaires. Les précautions sont de rigueur, l’avion ayant déjà fait migrer ce virus ailleurs en Chine, aux États-Unis, en Corée, au Japon, entres autres. Sommes-nous équipés ici pour détecter le virus ou mettons-nous, invariablement, en quarantaine, à Souillac, tous ceux qui viennent de Chine? Les risques de propagation de pandémies devenant plus importants, devrions-nous revoir et faire progresser nos protocoles de santé à nos frontières ? Pour ceux que ça intéresse, l’institut de virologie de Berlin a déjà sorti un ‘kit’ approprié de détection, selon la BBC… 

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Le gouvernement a puisé Rs 18 milliards des réserves de la Banque centrale pour rembourser, par anticipation, les dettes de l’État et ainsi ramener celles-ci en pourcentage du PIB vers un 60 % plus respectable. Bien ! Mais ce n’est pas sans conséquences bien sûr. La Banque centrale voit sa base de capital être sérieusement fragilisée, ses quelques velléités restantes d’indépendance d’action volent en éclats et le conseil d’administration prend du plomb dans l’aile dans sa crédibilité si elle ne peut pas se cacher derrière une recommandation d’experts «venus d’ailleurs» et eux-mêmes crédibles. Ce qui est fait est fait. Pourrait-on au moins tenter d’expliquer à la nation comment cette approche nous est favorable ou ne serions-nous pas, tout simplement, dignes même d’une tentative d’explication ? 

Est-ce niais de signaler que notre dette nationale moins les réserves ‘disponibles’ à la BoM reste identique; l’économie d’intérêts excepté (0.4 % des dépenses budgétaires) ?

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Un président des Etats-Unis a été cette semaine «impeached» pour la troisième fois seulement dans l’histoire des États-Unis. Le premier, Johnson en 1868, aurait été destitué de son mandat par le Sénat avec seulement un vote de plus, le vote étant de 35-19 en faveur de sa mise à pied, alors qu’il fallait un vote de 2/3. Sept républicains votèrent alors avec 12 sénateurs démocrates pour l’acquittement Le deuxième, Bill Clinton en 1998, fut acquitté au Sénat qui avait pourtant une majorité de 55 républicains contre 45 aux démocrates. Un quatrième président, Nixon, menacé par cette procédure après le Watergate préférait démissionner plutôt que de risquer la tache indécrottable d’«impeached» pour la vie…

Le procès instruit au Sénat a commencé ce mardi et les lignes partisanes semblent, par contre, être de béton à ce stade, ce qui suggère fortement que Trump ne sera pas jugé objectivement sur les faits. Cependant, au-delà du Sénat, il y aussi la cour de l’opinion publique que les sénateurs ne peuvent ignorer et qui pourrait changer la donne. Un sondage Reuters/Ipsos, par exemple, insiste que 72 % des Américains (dont 69 % des Républicains) veulent entendre de nouveaux témoins et voir toute la vérité, contrairement à la décision des Républicains au Sénat qui veulent tout bloquer. Les sénateurs républicains qui ignorent le sentiment des électeurs qui veulent tout savoir, le font à leur propre péril d’autant qu’en 2020, ce seront 23 Républicains (et seulement 12 Démocrates) qui remettront leur siège au Sénat en jeu. Un sondage de Pew Research trouve que 58 % des Américains n’approuvent pas la performance de Trump et que 51 % de ceux interrogés (59 % des femmes) pensent qu’il faut que Trump quitte son poste alors que 46 % pensent qu’il faut qu’il continue. Gallup, par contre, indique une courte majorité de 51 % en faveur du maintien du président à son poste, tout en indiquant que le chiffre équivalent lors du procès de Bill Clinton était de 63 %. La différence? Les indépendants ! Un sondage CNN confirme les chiffres de Reuters/Ipsos sur la nécessité de nouveaux témoignages et documents et rajoute que 58 % de ceux sondés pensent que les deux articles de destitution (abus de pouvoir et obstruction du congres) sont déjà prouvés.

La suite sera passionnante. Si l’opinion publique peut convaincre 4 Républicains de voter pour de nouveaux témoignages, Dieu sait ce qui pourrait alors être révélé et ce qui pourrait s’ensuivre dans les votes…

Ebranlé, Trump ? Pas du tout ! De Davos, il expliquait comment ils avaient à la Maison-Blanche «tous les faits» et que l’acte d’accusation n’avait «rien», soulignant de fait l’obstruction de justice qu’on lui reproche et moquant presque l’appétit de l’Amérique pour toute la vérité ! Il compte sur «ses» sénateurs républicains, cependant que parmi eux certaines consciences pourraient se réveiller n’étant ni du camp de l’ultra McConnell, ni de celui du bouledogue Graham, prêts tous deux à toutes les contorsions pour agir en bouclier du président. En attendant, on aura Giuliani.

**https://www.dailymail.co.uk/news/article-7920573/Revolting-footage-shows-Chinese-woman-eating-bat-scientists-link-coronavirus-animal.html#v-7155637580559829181

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