Qui gagnera les élections générales ?

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Dès qu’on la pose, cette question fait écarquiller les yeux à plus d’un. Même ceux qui disent ne pas s’intéresser à la chose politique tendent l’oreille. Pourtant, nul n’est en mesure de dire exactement quelle sera l’issue des élections générales qui se tiennent ce jeudi.

La raison à ce manque de visibilité est que l’électorat cache bien son jeu. Bombardés pendant un mois d’informations approximatives de la part des apprentis sorciers, de fake news et de toutes sortes d’analyses présentées avec autorité, l’électeur-citoyen ne fléchit pas. Il continue à garder son sang-froid et évite soigneusement d’afficher ses couleurs. Ce qui ne veut nullement dire qu’il est indécis. Loin de là !

Conscients que le citoyen qui se rendra aux urnes demain, jeudi 7 novembre, a déjà pris sa décision, nous ne nous efforcerons pas à chercher à percer le rideau de fer qu’il a mis autour de lui en nous essayant au jeu des pronostics.

En revanche, il est permis d’analyser quelques pistes qui, à notre sens, détermineront certainement le choix de l’électeur. Après avoir eu l’occasion de juger du talent de nos élus lors de la diffusion des travaux parlementaires en direct à la télévision durant la mandature écoulée, il ne serait pas étonnant si pour le prochain mandat, le Mauricien fasse preuve d’une plus grande sagesse en élisant son représentant sur la base de ses compétences.

La même logique veut que le choix de l’électeur se fasse aussi sur les qualités et les faiblesses de celui qui est présenté comme son futur chef de gouvernement. Du moins, nous l’espérons ! D’autant plus qu’aujourd’hui, l’accès à l’information est rendu plus facile grâce à la technologie et se révèle d’un atout certain pour faire un jugement éclairé.

La peur, ce sentiment qu’on tente par tous les moyens d’alimenter surtout en période électorale, pèsera-t-elle lourdement dans la balance ? La réponse à cette question permettra de résoudre en partie l’énigme électorale 2019. Car c’est de là que partira ou pas le vote bloc. Ce sera là un véritable enjeu, si ce n’est le véritable enjeu de ces élections. Les partis politiques en sont conscients, surtout que nous sommes aujourd’hui dans une configuration à trois. D’où la détermination des partis politiques à se tailler, par tous les moyens possibles et imaginables, une part importante de cet électorat estimé par certaines études à environ 60 %.

Autre piste à explorer : le comportement générationnel. Qui parmi ceux qui briguent les suffrages réussiront à convaincre le plus grand nombre de votants parmi les différentes générations ? La coalition ou le parti qui aura, à travers son message, touché le plus grand nombre au sein des différentes tranches d’âge réussira un tour de force majeur capable de faire bouger les lignes en sa faveur.

Ajouté à cela, les changements démographiques intervenus au cours de la dernière décennie ayant contribué à la complexification des mathématiques électorales, il devient évident que les analyses simplistes reposant sur les données qui remontent aux années 80 et 90 ne tiennent plus la route en 2019.

Pour ceux qui s’acharnent au jeu des pronostics, il faut comprendre que tel un chef étoilé, l’électeur nous a laissé mijoter pendant un mois à feu doux. Et ce jeudi, il nous mangera à sa sauce. Ce sera donc sa surprise. La surprise du chef !

Il ne faudra surtout pas lui en vouloir pour ça !

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