Changement climatique : N’oublions pas les animaux

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Quand l’on évoque le changement climatique, l’on parle surtout de sécurité humaine, de catastrophes naturelles, de dégâts matériels, mais pas suffisamment des animaux et de la biodiversité. C’est du moins ce que font ressortir plusieurs ONG et étudiants, qui sont, ici à Genève, de véritables«ambassadeurs des animaux» au sommet mondial de l’UN Office for Disaster Risk Reduction (UNDRR). Les animaux sont des êtres doués de conscience, mais n’ont pas voix au chapitre. «Ils souffrent de la même manière que les gens et dépendent de nous pour leur protection lorsque survient une catastrophe naturelle», font valoir leurs représentants. Qui ont lancé le hashtag #DontForgetThem.

Ainsi, la plate-forme  mondiale réunit une douzaine d’ONG, venant de l’Inde,du Brésil, de la Thaïlande, des États-Unis, du Kenya et du Costa Rica, qui défendent nos amis les bêtes qui ont besoin de protection, tout comme les coraux (photo). Ces ONG veulent nous sensibiliser sur le fait qu’en protégeant les animaux par rapport aux catastrophes, nous protégeons non seulement la biodiversité de la planète pour les générations futures, mais aussi et surtout les moyens d’existence des populations actuelles. Et, partant, ces militants des animaux aident, à leur façon, pour accroître la résilience de l’économie des pays touchés, tout en contribuant à améliorer le bien-être des animaux et aussides personnes, des entreprises et des industries.

Grâce à leurs ambassadeurs, les animaux sont donc devenus une partie intégrante (pour la première fois de cette façon) dans les discussions globales sur la réduction des risques de catastrophe, les plans de catastrophe et les investissements. Si le débat pour préserver la biodiversité avait commencé à l’occasion du Sommet de l’environnement de Rio de Janeiro, en 1992, le débat a quelque peu déraillé avec la remise en question — entre autres par Donald Trump — du rôle que joue l’être humain dans le système climatique. Aujourd’hui, ce débat est enfin derrière nous ; la responsabilité criminelle de l’humain est bel et bien prouvée – mais combien d’animaux ont entre-temps subi les effets du changement climatique, sans qu’on n’ait eu le temps et l’empathie de les considérer dans la terrible équation…

***

De pire en pire. Le dernier rapport du Global Assessment Report (GAR 2019), qui a été débattu et rendu public hier, maintient que nous ne pouvons plus nous permettre de procrastiner. Le monde fait face à des phénomènes qui vont s’amplifier avec le changement climatique.“Extreme changes in planetary and socioecological systems are happening now. If we continue living in this way, engaging with each other and the planet in the way we do, then our very survival is in doubt”, a déclaré à l’express le sous-secrétaire de l’ONU pour la reduction des risques liés aux catastrophes naturelles. Par exemple, l’on ne peut plus se fier à une seuledenrée de base pour nourrir tout un peuple en cette période de réchauffement climatique. En fait, la fourniture des denrées de base peut être interrompue à tout moment. “The human race has never before faced such large and complex threats. The doubling of extreme weather events over the last twenty years is further evidence that we need a new approach to managing disaster risk if we are to limit disaster losses. Economic losses are making it an uphill battle to hold on to development gains in low and middle income countries.”

(de Genève)

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