Limons de Rodrigues et développement industriel

Avec le soutien de

Il est impérieux de relever le défi concernant l’exportation des limons de Rodrigues et leur développement industriel. La menace de la sécheresse par le déficit de la pluviométrie et de l’eau, vecteur de développement, et les changements climatiques de la planète, la hausse du niveau de la mer et de la température interpellent de par le monde les populations de petits États insulaires plus que les continents.

Il faut bien repenser toute l’agriculture (en hydroponie), la pêche hors lagon (en bateau type Diego Rodriguez) et l’élevage (modèle Livestock Production Unit) dans une nouvelle perspective de développement intégral comme au temps des projets de l’Union européenne pour la protection des ressources naturelles et agricoles et la lutte contre l’érosion (Projet FED en 20 ans) et refaire les terrasses abandonnées au flanc des collines dans un élan volontaire de reconstruction comme au temps colonial de Hotchin (administrateur anglais) et planter le maïs sur toute superficie de terre et aménager des cocoteraies dans les zones côtières comme à Anse-Ally et les vergers de limoniers comme à Graviers. Il faut bien éviter d’autres embargos pour des raisons phytosanitaires.

De tout temps, depuis le début des siècles des découvertes et des escales des marins qui souffraient de scorbut (carence en vitamine C) pendant de longs voyages, les limoniers ont toujours fleuri et rapporté des milliers de petits limons verts ou jaunes qui par défaut de vente jonchent le sol.

Mais il faut bien les planter sur une autre échelle comme les oliviers au sud de la France, les transformer (huile d’olive/savons, parfums), et les exporter.

À quand un secteur privé industriel pour planter, récolter, stocker, transformer et exporter la production de

  • concentré de citron en flacons ;
  • boissons gazeuses à base de limon par une chaîne d’embouteillage ;
  • la citronnade pour les cantines scolaires ;
  • parfums cosmétiques et
  • l’aigre-doux de limons pour supermarchés.

Faut-il sortir de la plantation individuelle aux grands vergers d’agrumes, de limons et de citrons doux pour approvisionner un complexe de production industrielle avec la cueillette sur des échelles et des paniers remplis au dos pour jeter les bases de cette industrie ?

D’une microéconomie paysanne à une macroéconomie régionale, il y a un bond à faire dans un marché global et compétitif. Il y a d’autres filières potentielles d’unités de production industrielle comme

  • du poisson frais et sec/salé en barquettes (snoek local) ;
  • du jambon fumé sous froid ;
  • du poulet terroir ;
  • des produits agroalimentaires ;
  • de la production de haricots rouges secs ;
  • de la fabrication de livestock feed à base de maïs et de déchets de poisson ;
  • de l’huile de coco à usages multiples ;
  • des produits d’une laiterie pour réduire la consommation du lait en poudre et
  • du maïs moulu en sachets pour la grande distribution.

Une étude de faisabilité pour déterminer la grandeur de la production sur petite, moyenne ou grande échelle pourrait bien augmenter le produit intérieur brut de l’économie et envisager l’exportation sur une nouvelle base de marketing. L’île aujourd’hui est liée au monde par l’Internet à haut débit et bénéficie d’une liaison maritime et aérienne régulière. Avec une population de plus de 40 000 habitants et des arrivées touristiques de 40 000 dont plus de 80 % de Mauriciens qui consomment les produits artisanaux, le miel, les petits piments, les sacs en vacoa ou aloès, le marché est appelé à se diversifier et à monter en gamme.

La génération précédente a fait de Rodrigues un grenier, la nouvelle peutelle en faire autant avec les outils technologiques et les opportunités à sa disposition ?

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires