Burn out ou remake du Buisson Ardent convertissant en prières notre Humanité ?

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Les méchantes langues diront que Notre-Dame, c’est un cas de burn out. Jadis, chapelet était prière individuelle. C’est désormais une émission télévisée, suivie et pratiquée, quotidiennement, par dizaines de millions ou davantage de téléspectateurs orants, pratiquants. Pas facile d’être alors Auxiliatrice de toutes les grâces.

Tokyo, spécialiste des grands brûlés, est, d’ailleurs, des premiers à voler à son secours. Rien de plus faux, pourtant. C’est davantage remake du Buisson Ardent, avec grandes foules tout autour, s’agenouillant, se plongeant en intenses prières, se convertissant même, chantant à l’unisson le Grand Hallel, à la gloire de Celui qui transcende infiniment nos petites brûlures.

La cathédrale Notre-Dame de Paris, monument emblématique de la capitale française, a été dévastée par un incendie qui s’est déclaré lundi.

Nous n’osons parler, ici, de conversion de la République française, jetant aux orties sa laïcité une et indivisible, à l’instar de son président Macron (Emmanuel de son prénom) jamais plus frère mendiant, à qui il ne manque que la bure marronne, pour rencontrer François, désolamment incrédule. Lui répétera-t-il les promesses évangéliques et conséquemment non mensongères : les portes de la pire des fournaises ne prévaudront pas contre Notre-Dame, capable d’écraser du talon toute menace contre la Volonté du Père des Cieux de son Fils de la terre, la nôtre… 

Ce feu, peut-être épurateur, nous pose probablement cette brûlante question : notre XXIe siècle naissant est-il capable de comprendre le sens de ce signe des temps et actualiser le sanctuaire médiéval de l’île de la Cité, et faire rejaillir, pas seulement à Paris, une constante prière architecturale branchée, sinon résolument tournée vers demain, pour rétablir durablement la communication entre l’Infiniment Miséricordieux divinement compréhensif et notre Humanité tellement croyante mais dans sa diversité et son individualité les plus débridées ?

Qu’importe la crémation de centaines de tonnes de poutres franciliennes, médiévales, peutêtre millénaires, nous crevant probablement les yeux, quand nos actes de foi, d’espérance, de charité, jaillissent aussi universellement ad majorem Dei gloriam ?

Post-scriptum : L’incendie du faîtage de Notre-Dame nous apprend qu’après la Première Guerre mondiale, la cathédrale de Reims, bombardée et brûlée maintes fois, a été réhabilitée peut-être pas à l’authentique mais avec un béton armé des meilleures intentions, alors matériau de construction nouveau… Nul ne s’en est plaint depuis. Dieu seul sait combien de rois de France ont été précédemment rincés à Sacre… Avis à nos énièmes restaurateurs d’hôtels de ville et théâtres municipaux, confondant allègrement, à nos dépens, authentique et tout en teck. D’autant plus qu’ils ignorent tout ou presque de l’indispensable entretien de bâtiments publics. 

Comme pour Notre-Dame, sachons faire, sinon du Vieux, du moins du Beau, avec du Neuf.

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