Rentrée parlementaire à: quels Koz-kozé s’attendre cette fois ?

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Vers le milieu des années 1970, quand j’étais membre du comité central du MMM, je suis allé voir mon meilleur ami d’alors, Vishnu Lutchmeenaraidoo, dans son bureau de haut fonctionnaire du gouvernement, pour lui proposer de quitter son job pour entrer dans le MMM et faire de la politique. 

Il a suivi mon conseil, appuyé par un collègue, un grand journaliste jusqu’à ce jour et un ami commun. Aucun de nous trois n’aurait alors imaginé que ce jeune cadre brillant et prometteur, quitterait la politique à la manière dont il vient de le faire sous une pluie d’at- taques, de reproches et d’insultes, sans relâche, comme on en voit sur Internet depuis qu’il a claqué la porte d’un régime que le Dr Phi- lippe Forget, celui qui a érigé l’express en l’ultime rempart qu’il est toujours de la démocratie mauricienne, aurait qualifié sans hésitation, je pense, de «voyoucratie» avec son lot d’agents, d’exministres et de députés au centre des pires scandales de nos 50 ans d’Indépendance. On lui reproche surtout la promesse non-tenue d’un nouveau miracle économique. 

PPS, ministres et même une présidente de la République ont dû démissionner grâce au seul membre des médias – dont les écrits montent la garde devant notre démocratie fragilisée par une «voyouterie» sans égal. Je me demande comment ceux qui restent encore dans la barque gouvernementale qui fait eau de toutes parts, la quitteront, comme le PMSD, sauf deux honteuses défections, l’a fait, sauvant de justesse la fonction constitutionnelle du DPP et la sacro-sainte séparation constitutionnelle des trois pouvoirs (le législatif, l’exécutif et le judiciaire). 

Et le gouvernement et les oppositions ont été pris de court. Le Premier ministre a perdu le contrôle du calendrier électoral, alors que les oppositions auront à revenir sur les options d’alliance déjà en discussion. 

À ce jour, il y a eu des rumeurs d’une alliance MSM-MMM que le MMM dément avec force, alors que les attentes d’une alliance PTr-PMSD sont restées vaines. Dès le début de son mandat de leader de l’opposition, Xavier Duval a essayé en vain de rassembler toutes les composantes de l’opposition parlementaire. Le MMM y a fait échec sur la base d’une méfiance viscérale des bleus. 

De tout ce charabia, ce sont les trois principaux groupes de dissidents du MMM, le MP d’Alan Ganoo et les factions Jeeha et Obeegadoo qui ont montré la voie à une amorce d’unité oppositionnelle avec la Plateforme militante. Au Parlement, cette dernière sera présente à travers le MP même sans y être réellement. Le parti d’Alan Ganoo s’en ressentira requinqué surtout sur le terrain dans la mesure où ses alliés ont le contrôle d’innombrables branches régionales mauves à travers le pays. 

Quant aux deux seuls députés indépendants, Ramano et Selvon, ainsi que le PMSD, lequel était de- venu l’ultime espoir du MSM qui recherchait une alliance auprès de la direction bleue, c’est encore le flou. Le MP et les deux indépendants siègent pratiquement avec les députés du PMSD et votent avec ce parti et se tiennent à distance du MMM souvent ouvertement courtisé par le PM et ses collègues lors des débats sur la réforme électorale. Les orateurs MSM ont tour à tour souligné que la position du MMM depuis 2000-2005 rejoignait celle du gouvernement en 2018. 

Les travaillistes (4 députés) ne se sont pas rangés du côté des positions souvent pro-MSM du MMM. D’ailleurs les travées du gouvernement, faisant un désordre et un bruit assourdissants et la Speaker en renfort, les interrompent souvent et les empêchent de s’exprimer à chaque fois qu’ils ouvrent la bouche, visant surtout Arvin Boolell et Shakeel Mohamed et même Navin Ramgoolam pourtant absent !

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