Économie: à quoi s’attendre ?

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Le fil conducteur de la réponse à cette question se trouve dans les commentaires attribués à Kristalina Georgieva dans le cadre de la première édition des Perspectives pour l’économie mondiale.

«Après avoir tourné à plein régime au début de 2018, l’économie mondiale a perdu de la vitesse en cours d’année et le chemin pourrait être encore plus cahoteux en 2019», prévient la directrice générale de la Banque mondiale. Et d’ajouter que «l’intensification des vents contraires, économiques et financiers, auxquels sont confrontés les pays émergents et en développement risque de compromettre les progrès accomplis par la communauté mondiale dans la réduction de l’extrême pauvreté».

Pour maintenir une bonne dynamique, la Bulgare ne voit pas beaucoup d’options. Elle encourage les pays à investir dans le capital humain, à promouvoir une croissance inclusive et à établir des sociétés résilientes. Plus facile à dire qu’à faire ! En tout cas, le chantier sera de taille pour les dirigeants qui songeront à s’y atteler qu’à partir de maintenant. Cela alors que des zones de turbulences sont annoncées.

De la Banque mondiale au Fonds monétaire international – la projection du FMI est attendue pour le 21 janvier mais sa directrice générale a déjà fait part de ses inquiétudes au G20 – en passant par IHS Market, tous s’accordent sur un point : 2019 sera marquée par une nette décélération économique.

Le ralentissement de l’économie globale pourrait se révéler plus prononcé si la guerre commerciale menée par Donald Trump sur plusieurs fronts venait à prendre une nouvelle dimension. Ainsi, l’éventualité d’une révision à la baisse dans les prochains mois de la prévision de croissance de 2,9 % par la Banque mondiale et celle de 3 % de la firme IHS Markit pour cette année ne doit pas être écartée.

En attendant, l’horizon économique est soigneusement scruté à la recherche du moindre signe pouvant attester les nombreuses analyses selon lesquelles l’économie globale est sur le point d’un nouveau basculement. Même s’il n’existe pas encore de boule de cristal, il n’empêche qu’avec le temps les modèles de prévision se sont considérablement affinés. Du coup, dans certains cas, les contours d’un nouveau cycle deviennent plus lisibles. Surtout lorsqu’on a les moyens d’étudier les facteurs qui les ont provoqués dans le passé.

Analysant les quatre récessions auxquelles les États-Unis ont été confrontés durant les quarante dernières années, un ancien assistant au Trésor sous l’ère Clinton et actuel professeur d’économie à l’université de la Californie y décèle un dénominateur commun. Trois d’entre elles sont intervenues après des chocs imprévisibles sur le marché financier. Bradford DeLong estime que pour la première fois en une décennie, les investisseurs ne peuvent écarter la survenance d’une crise.

Dans un monde où les marchés financiers sont constamment soumis à la pression, dont, entre autres, au moyen de policy-by-tweet, il y a certainement du souci à se faire pour l’avenir.

Au vu de ce qui précède, il est permis de se demander comment on est parvenu à une projection de croissance de 4 % pour Maurice cette année. Bien malin celui qui pourra répondre à cette question !

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