Qui dit gestion dit vision !

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Selon le dictionnaire Larousse, le mot gestion est défini par l’action ou la manière de gérer, d’administrer, de diriger, d’organiser quelque chose sur une période. Pour être un bon gestionnaire, il faut avoir une profonde connaissance de son sujet et, aussi, être un bon visionnaire. De nos jours, être un vrai dirigeant, un vrai manager, n’est pas une sinécure.

La personne qui assume cette responsabilité doit d’abord s’assurer que son entourage ainsi que son équipe se sentent bien dans leur peau. Se sentir bien dans sa peau est très important car cet aspect des choses aide à mieux développer pleinement ses capacités et, par ricochet, aide à donner le meilleur de soi-même. C’est un aspect fondamental de la vie. Sans cela, il peut actionner un certain déséquilibre et par la même occasion participer à renforcer un sentiment de malaise.

Tous les jours, nous pouvons constater autour de nous les différentes facettes de la bonne mais aussi de la mauvaise gouvernance. Des exemples, il y en a plein surtout dans le sport et de surcroît dans le sport d’équipe. Pas plus tard que cette semaine, nous avons assisté à une nouvelle crise de nerfs entre Paul Pogba et José Mourinho. Les relations tendues entre ces deux membres de Manchester United, l’un est un des joueurs emblématiques du club et l’autre un manager imprévisible et caractériel, ne sont plus au beau fixe.

Pour la petite histoire, l’entraîneur des «Devils» a décidé de retirer au champion du monde son titre de vice-capitaine après l’élimination de Man Utd en «League Cup» par Derby, un club de 2e division. «La seule vérité est que j’ai pris la décision de ne plus faire de Paul Pogba le second capitaine. Je suis le manager. Je prends des décisions, il n’y a aucun problème», a tranché Mourinho face à la presse anglaise. Selon le quotidien britannique «The Times», le Portugais a tenté d’asseoir son autorité dans le vestiaire en informant Pogba, devant ses équipiers, qu’il «ne représente pas ce qu’est un capitaine et que Manchester est plus grand que n’importe quel joueur». Le joueur français, qui lui aussi n’a pas sa langue dans sa poche, est revenu à la charge critiquant la méthode Mourinho et son style de jeu défensif.

Comment solutionner ce problème ? Comment Mourinho aurait dû, au préalable, aborder cette discussion sans pour autant créer une situation confuse et déstabilisante ? A-t-il eu raison d’agir ainsi en mettant en avant son autorité ? Le coach portugais est-il cependant un bon gestionnaire et un bon visionnaire ?

Un autre cas de figure aurait pu être l’objet de discussion pour ce qui est gestion et vision. C’est la première défaite de la saison 2018/19 de Liverpool. Le manager Jürgen Klopp semble avoir essayé de ménager la chèvre et le choux, laissant tomber au passage la «League Cup» alors que se profile à l’horizon une semaine délicate avec deux chocs en “Premier League” (Chelsea ce samedi 29 septembre et Manchester City le dimanche 7 octobre) et sa deuxième sortie en phase de groupes de la Ligue des champions face à Naples le mercredi 3 octobre. Comment va-t-il motiver ses troupes lors de ces trois prochains matches ? Quel sera le mot d’ordre ? Nous reviendrons sûrement, dans ces mêmes colonnes, sur sa prise de position, sa stratégie et sa manière de diriger.

Ouvrons ici une parenthèse pour dénoncer ce cas de mauvaise gestion du football local. Alors que deux clubs locaux, le GRSE Wanderers et le Pamplemousses SC, s’apprêtaient à participer respectivement à la Coupe de la Confédération et à la Ligue des champions de la Confédération africaine de football (CAF), les voilà désormais contraints d’y renoncer. La raison : l’indisponibilité des deux seuls stades déjà homologués par la FIFA (stade Anjalay à Belle-Vue et stade George V à Curepipe). Ces deux infrastructures sportives seront en rénovation pour accueillir les rencontres de football des prochains Jeux des îles 2019 en juillet prochain.

Une mauvaise gestion décriée par tous car comme l’a si bien expliqué Eric Lim, président de Pamplemousses SC, dans «l’express» de ce jeudi : «Cela démontre que le planning n’est pas le fort de nos dirigeants sportifs. Je pense que les travaux de rénovation auraient pu être entrepris de manière alternée, ce qui aurait permis de disposer d’au moins un stade.» Même son de cloche du côté du président des Wanderers, Rex- Joe Panain, qui, lui, s’insurge contre les décideurs du sport mauricien et du football en particulier qui n’ont pas de vision et qui n’hésitent pas à prendre en otage le football local dans son ensemble. «Nous nous sommes investis énormément pour construire une formation capable de lutter en Afrique. Nous avons recruté massivement. Le rêve de ces jeunes footballeurs est désormais brisé.»

Le désarroi s’est installé. Le moral des joueurs est au plus mal. L’avenir ne s’annonce guère reluisant. La meilleure façon d’avoir pu éviter cette crise aurait été de réunir toutes les parties concernées – ministère de la Jeunesse et des Sports, «Mauritius Football Association», les membres des deux clubs concernés et le «Mauritius Sports Council», qui gère nos infrastructures sportives, pour en discuter. Cela aurait été une manière de prouver que ces institutions sportives possèdent des gestionnaires et des visionnaires capables de prendre les choses en main !

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