Tourbillon émotionnel

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À croire qu’ils aiment se faire peur ces «Reds». Comme lors de la dernière confrontation en championnat contre Man City (4-3) ou la semaine dernière (encore contre la Roma !), où on eut le sentiment que le match finirait à 5-5 s’il restait du temps… Mais heureusement pour Liverpool, mercredi en demi-finale retour, le but du 4-2 est arrivé au bout des «injury times» quoique l’arbitrage aura quand même laissé à désirer, comme pour Real-Bayern la veille. 

Dans les tribunes, les supporters de Liverpool ont eu peur, moins pour l’issue du match que pour leur propre sécurité à vrai dire. À l’instar de nos deux compatriotes Hans Sok Appadu et Imran Goolamallee, qui ont pris leur courage à deux mains pour affronter le coupe gorge du stade Olympique et ses vociférant «tifosi», dont la réputation n’est plus à faire. Rassurez-vous, pas de grabuge cette fois et tout ce beau petit monde est rentré sain et sauf en Angleterre. 

Hans et Imran étaient beaucoup plus jeunes lors des épopées victorieuses du LFC contre Rome dans les années 80 mais tenaient à marquer leur présence sur ce sol mercredi, conscients qu’ils participaient à écrire une nouvelle page de l’histoire de leur club. Pour avoir eu la chance de les accompagner dans des reportages avec «Lékip» cette saison (contre Maribor à «Anfield» en Ligue des champions, 3-0, et à West Ham au stade olympique, en «Premier League», 1-4), nous pouvons témoigner qu’ils sont de fervents et dignes représentants du «Spirit of Liverpool» avec qui le club ne marche jamais seul. 

On pensait avoir tout vu mardi dans le match à très haute intensité qui vit le Bayern Munich courber l’échine face à un Real Madrid qu’il a dominé de la tête et des épaules. Mais les quatre buts de Santiago Bernabeu ont cédé la place à six buts à Rome le lendemain. 

Liverpool qui pavoise à l’aller 5-2 et qui se fait reprendre de volée 4-2, sur les terres de la récente «remontada» face au Barça, ça ressemble à une partie de «Playstation» ! Mais Liverpool ne fait décidément jamais rien comme les autres, entouré de son tourbillon émotionnel. 

Depuis l’arrivée de Jürgen Klopp et une certaine demi-finale contre le Borussia Dortmund, les «Scousers» ont remis au goût du jour cette fâcheuse tendance à être sublime et fébrile à la fois. Mercredi, le LFC a débuté comme un grand d’Europe, concrétisant froidement ses contres et écrasant le milieu de terrain, mais terminant presque patraque, encaissant deux buts coup sur coup, dans un match que les «Reds» contrôlaient sans forcer. Presque en marchant. 

Mais dans tout ça, faut-il au bout du compte avoir peur aussi pour supporter Liverpool ? Bien sûr ! Cardiaques, il faut peut-être vous abstenir de suivre les matches en direct, comme on le répète souvent. Insomniaques, il faut vous faire une raison et accepter votre état les jours de match. Grandes gueules, vous avez encore de beaux jours pour vous moquez des autres… jusqu’à la date fatidique du 26 mai. Ce jour-là, le retour vers le futur continuera avec tous ces grands classiques des années 80 revisités. Après Rome, place au tout puissant Real Madrid. Pour la même issue qu’en 1981 ? 

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