Game over! Let’s try again…

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Le départ d’Ameenah Gurib-Fakim du Réduit ne signifie pas que le cyclone est derrière nous. C’est sûrement l’œil qui passe sur nos têtes. D’où ce calme passager, presque trouble. Cela aurait été trop simple qu’on oublie, (comme l’a souhaité Ivan Collendavelloo après avoir lâché sa protégée), les affaires (dans le sens «scandales») pour que l’économie reprenne. Hélas, cela ne marche pas comme ça. La presse mondiale, les agences de notation internationale, la Banque mondiale et le FMI, l’OCDE, les investisseurs, les traditionnels détracteurs de notre centre financier, tous attendent des réponses concrètes – pas uniquement sur Mme l’ex-présidente de la République de Maurice, mais sur toutes les affaires que traîne Alvaro Sobrinho, en Angola, au Portugal, à Londres, au Canada et, bien évidemment, à Maurice.

Une bonne chose avec un cyclone aussi puissant et ravageur que l’affaire Platinum Card c’est que tout est mis à plat. Le cyclone a fait tomber les fruits mûrs et les feuilles sèches. La recomposition du paysage politique local a été accélérée. Le ML a compris qu’il a intérêt à se faire encore plus petit. Collendavelloo, encore moins Gayan, Boissézon et Rutnah, ne veulent pas finir comme les Duval, Perraud, Baboo, qui cherchent un peu d’eau dans le désert. D’ailleurs, si pour des raisons de santé Collendavelloo devait partir prématurément (disons avant 2019), gageons que ses camarades du ML vont, eux, rester au sein de l’écurie Lepep.

Le match qui se déroule dans l’opposition s’avère aussi intéressant. Il est le prélude des prochaines configurations d’alliances. Vous avez vu avec quelle aisance le leader de l’opposition a pu réunir les élus travaillistes et le MP d’Alan Ganoo. Ils parlent le même langage et adoptent la même stratégie contre Lepep. En revanche, le MMM a décidé de faire bande à part, tout en critiquant vertement le rôle du PMSD, qui «aurait encouragé l’ancienne présidente à violer la Constitution en instituant, sans passer par le Cabinet, une commission d’enquête sur l’affaire Sobrinho». Paul Bérenger aura beau nous crier que son parti ira seul aux prochaines élections, que le MSM «pé mové fané», personne ne le croira. Au sein de la maison mauve, il y a beaucoup de désordre. Seule une alliance peut éviter l’implosion du MMM.

L’affaire Platinum Card a enfin prouvé que des institutions comme l’ICAC, la FSC, voire la police, doivent attendre le signal de l’exécutif avant de se réveiller. Pour nous, qu’à cela ne tienne, le principe est simple : «When the people do not trust its institutions, the free and responsible press must take up the challenge of discovering and unveiling the truth...» À chacun son rôle.

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