Et les perdants sont…

Avec le soutien de

• Roshi Bhadain. Celui qui a déclenché cette partielle a pratiquement tout perdu. S’il ne veut pas nous avouer qu’il est politiquement mort, on voit mal comment il va faire pour rebondir. N’aurait-il pas mieux fait de rester au Parlement au lieu de donner du sérum au Parti travailliste qu’il a tellement vilipendé ?

• Paul Bérenger. C’est la septième défaite électorale consécutive du MMM depuis 2005 (législatives et municipales confondues). Le leader du MMM devra assumer cette défaite puisque Nita Juddoo, c’est avant tout son choix – alors que plusieurs au sein de son parti penchaient pour Vijay Makhan ou Satish Boolell. Malgré son histoire et sa contribution à notre démocratie, le MMM ne cesse de dégringoler et, aujourd’hui, statistiquement, se classe parmi les petits partis. Difficile pour les mauves d’affronter seuls l’électorat en 2019.

• PMSD. Dhanesh Maraye, confiant, n’a pu sauver sa caution ! Le candidat du PMSD, au lieu d’ajouter des voix à l’électorat de base des coqs, aura fait fuir beaucoup de sympathisants du PMSD. Du coup, Jack Bizlall l’a battu ! Le PMSD voit son rêve de se muer en un parti national s’évaporer. Et, comme les cinq sous d’une roupie, le parti des Duval aura à quémander une alliance, s’il veut faire partir le goût amer de la défaite et goûter, à nouveau, au plaisir du pouvoir.

• Le renouveau politique. Les réflexes d’antan sont tenaces. Les nouvelles têtes n’ont manifestement pu séduire grand monde, malgré leur savante utilisation de Facebook. Les Parapen, Diolle, Beejadhur, et consorts n’ont été que des figurants. Dommage pour l’avenir.

• Pravind Jugnauth. L’adversaire le plus redoutable du MSM demeure le Parti travailliste qui renaît de ses cendres. La large victoire d’Arvin Boolell est un tremblement de terre pour le Sun Trust, quoi qu’en disent les caciques du parti soleil. Le meilleur agent des rouges n’est nul autre que Pravind Jugnauth ; les scandales ininterrompus de son gouvernement ont fait oublier les casseroles du régime d’antan. Face au fin stratège qu’est Navin Ramgoolam – le grand gagnant d’hier ! Le leader du PTr souriait à côté du Returning Officer Raj Seebaluck (par ailleurs magistrat qui préside l’affaire Roches-Noires en cour intermédiaire) – Pravind Jugnauth a bien du souci à se faire pour la suite (et fin ?) de sa jeune législature…

• La MBC. Elle a censuré les images de la victoire d’Arvin Boolell et le discours de Navin Ramgoolam, en direct, lors de la proclamation des résultats. Elle ne réalise pas qu’elle utilise nos sous et qu’elle est censée être une télévision nationale… vivement la libéralisation de la télévision (qui n’est hélas pas pour demain).

• Le pays. Nous sommes entrés depuis hier en campagne électorale. Du coup, la politique va – encore une fois – reprendre le dessus sur l’économie. C’est la croissance qui va souffrir, car les ministres pourraient passer leur temps à soigner leur «exit strategy» et les investisseurs vont «wait and see». Au lieu de progresser, on risque de régresser. Funeste destin qu’est le nôtre.

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