L’éthique en politique

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Oui c’est possible. Ce n’est pas un rêve lointain. Ce n’est pas une utopie.

Qu’on le veuille ou non, la politique reste essentielle pour le développement d’une société basée sur des règles, des lois et une certaine balance entre des intérêts très divergents. Pour cela, la politique exige un haut niveau de responsabilité et d’engagement des citoyens, des partis politiques, des parlementaires, des dirigeants gouvernementaux, du judiciaire, des médias, des entreprises, des organisations non gouvernementales et des institutions religieuses et éducatives.

Il faut dire qu’à Maurice, il semble y avoir un déficit de confiance croissant. Avec les mauvaises gestions, les cas de corruption, la défense d’intérêt ethno-communal et les scandales qui s’accumulent, les citoyens mauriciens ont de moins en moins confiance en ceux qui nous dirigent. On a l’impression que peu de politiciens oeuvrent vraiment pour le bien commun. Mais il faut dire qu’il existe néanmoins des personnes qui ont fait et qui font toujours de la politique pour ce bien commun.

Nos parlementaires sont souvent vus comme des agents individuels. Alors qu’au contraire ce sont des agents qui opèrent dans le cadre collectif d’une représentation publique. Représentation qui se renouvelle chaque cinq ans autour du scrutin national. Ainsi la direction que prend cet agent, ses propos, ses actions ou ses inactions sont d’autant plus importants qu’ils font partie de ce cadre de représentation publique.

Ainsi quand l’un ou l’autre présente des propos injurieux, menace d’autres, est pris la main dans le sac, fait de fausses promesses, ce sont tous des tares pour notre démocratie. Ce manque d’éthique ne nuit pas qu’à cet agent, mais à toute sa représentation et à notre société. C’est bien pour cela qu’une politique axée sur des valeurs peut faire la différence en politique. Cela commence par des engagements et une ligne forte pour intégrer les valeurs et l’éthique dans la politique.

Mais comment faire ?

En premier lieu, l’engagement politique ne devrait être fait pour la gloire, ni pour l’argent, mais pour le bien commun. On note, avec intérêt, qu’un bon nombre de jeunes et de moins jeunes s’engagent autour de ce besoin de remettre l’éthique dans l’arène politique. Il faut faire quand même ressortir qu’il y a des sceptiques, des cyniques ou autres négativistes qui sont d’avis que cela ne pourra se faire et que nous perdons notre temps. Il y a ceux aussi qui pensent que la politique égale corruption et que nous vivons une utopie et ferions mieux de nous rendre utile ailleurs.

 Nous demandons la création d’une Charte d’éthique, avec des normes et des règles prédéfinies, que les groupes et mouvements politiques s’engageraient à suivre.

Nous voulons vivre et opérer autrement. L’éthique en politique ne devrait pas être une contradiction, elle devrait être l’essence même de la politique. Nous demandons la création d’une Charte d’éthique avec des normes et des règles prédéfinies que les divers groupes et mouvements politiques s’engageraient à suivre. Nous pensons aussi qu’il faut aboutir à une loi sur la moralisation, incluant une limitation de mandats pour le poste de Premier ministre, le renforcement des garde-fous, la déclaration des avoirs avant et après le mandat d’un élu et la mise en application de cette loi.

 À Maurice nous avons beaucoup de très bonnes lois, mais il reste un sentiment d’impunité envers cette classe dirigeante. Tous les partis politiques ont besoin de fonds pour opérer, mais l’opacité de la provenance de ces fonds accentue les dérives éthiques. Il faut donc aussi apporter de la transparence dans le financement des partis surtout en matière d’affluence d’argent.

L’éthique en politique.

Ce n’est pas de la naïveté . C’est un besoin pour assurer l’avenir de Maurice.

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