LOL au lieu de LSD

Avec le soutien de

MSN, BBC ou le tout dernier LSD, on en perd son latin ! L’acronyme – un mot formé des initiales ou des éléments initiaux se prononçant comme un mot normal – est utilisé depuis la nuit des temps. Le plus ancien serait : INRI, acronyme dit titulus crucis, de l’expression latine Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm généralement traduit par : «Jésus le Nazaréen, roi des Juifs». L’acronyme possède une place particulière dans le jargon mauricien. Les partis politiques s’identifient plus à leurs acronymes qu’à leur nom complet. Par exemple, le Parti mauricien social démocrate (PMSD). Ce qu’on pourrait ajouter et qui est moins connu, c’est que le PMSD a été victime d’une rétro acronymie, une forme de jeu de mots, souvent plaisante, pour donner un autre sens. A une époque, pas trop lointaine, des élections législatives, «Péna Maurice Sans Duval «était écrit sur les murs…Duval étant le nom de feu Sir Gaëtan Duval, personnage indissociable de ce parti et patriarche de plusieurs générations de politiciens avec le même patronyme.

Certaines entreprises créent des acronymes qui «sonnent» bien puis cherchent a posteriori une signification pour chacune des lettres. Et par ricochet, certains journalistes ou éditorialistes cherchent des acronymes pour un trio d’attaquant comme ce fut le cas avec le MSN (Messi, Suarez, Neymar) du FC Barcelone pour rivaliser avec le BBC (Bale, Benzema, Cristiano Ronaldo) du Real Madrid.

Avec le départ de Neymar et le recrutement d’Ousmane Dembele, le MSN est devenu le LSD (Lionel Messi, Suarez, Dembélé). Comme le LSD est un psychotrope hallucinogène, les jeux de mots et les tournures de phrases pleuvent en ce moment dans les textes ou titres, d’agence. Genre : «LSD», remèdes aux maux de Bartomeu (l’entraîneur de Barcelone).

Le LSD (diéthylamide de l’acide lysergique ou de l’allemand : LysergSäureDiethylamid) est une substance synthétisée à partir d’un champignon parasite qui atteint le seigle, le froment et l’avoine. Il se présente le plus souvent sous la forme de petits morceaux de papier buvard imprégnés de la substance. Il peut également prendre la forme d’une sorte de mine de crayon («micropointe»). Plus rarement il peut être vendu sous forme liquide ou sous forme de gélatine.

Selon http://www.drogues-info-service.fr, toute consommation de LSD peut être vécue comme une expérience très traumatisante appelée «bad trip» et qui constitue le principal risque de son usage. Si le risque de «bad trip» est particulièrement important chez les personnes anxieuses ou à tendance dépressive, il peut toucher tout usager, même la première fois. Il se caractérise par un état de tension et d’angoisse, une perte totale du contrôle de ses émotions. Il peut également entraîner des complications psychiatriques plus sévères. Elles se traduisent par un délire paranoïde, confus (illusions délirantes, perte de contact avec la réalité) et de brusque passage d’un état d’inertie à un état d’excitation, qui peuvent nécessiter une hospitalisation et/ou un traitement médicamenteux.

Nous n’allons pas faire l’apologie d’une drogue juste pour ce sport en utilisant ce genre de jeu de mots douteux dans nos colonnes. Populaire, universel, certes, le football ne mérite pas qu’on sacrifie des âmes à l’autel du «bad trip». A la place du LSD, nous préférerons utiliser le LOL de «Laughing Out Loud» pour le trident du Barça (Lionel-Ousmane-Luis) ! Et c’est JASON (Juillet–Août-Septembre-Octobre- Novembre) qui vous le dit !

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