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Réalisés à différents intervalles, deux sondages sont pourtant porteurs d’un même message : l’économie demeure prioritaire.

D’abord, l’enquête de conjoncture de la Chambre de Commerce et d’Industrie nous apprend que la confiance dans le monde des affaires est demeurée en territoire statique et évolue en dessous de la moyenne de long terme des 100 points de base depuis le deuxième trimestre de 2012.

En d’autres termes, l’économie mauricienne a certes connu une évolution positive au dernier trimestre de 2016, mais sa progression a été modérée. Donc, insuffisante pour qu’elle soit ressentie par la population. D’où les revendications de celle-ci pour un sursaut de la part des dirigeants du pays. Rien que sur la base de la performance du gouvernement après deux ans, 19,4 % de sondés disent avoir changé de préférence politique. 44,2 % envisagent de leur emboîter le pas si rien ne change. À première vue, la tâche des gouvernants pourrait paraître titanesque, mais elle ne l’est pas. Il suffit d’avoir la volonté de rompre avec un système qui nous cantonne dans une croissance économique de 3,5 %. 

C’est ce que tous les observateurs s’accordent à dire. Avec raison, l’économiste Jameel Khadaroo soutient dans nos colonnes cette semaine que Maurice a grandement besoin d’un Big Bang. Reste à savoir qui sera l’artificier, voire qui conseillera le nouveau chef du gouvernement de la nécessité d’une telle urgence. La vieille garde ? Ceux qui se sont vus une nouvelle fois confier la responsabilité de l’intendance ? Difficile d’y croire ! Car depuis le temps qu’ils sévissent à l’Hôtel du gouvernement malgré les changements de régimes, Maurice aurait dû déjà sortir du piège du revenu intermédiaire.

À voir la posture de la Banque de Maurice, ce ne sera pas demain la veille. Bien qu’elle constate une expansion du produit intérieur brut de 4 % au troisième trimestre de 2016 «tirée par une forte demande locale», l’émetteur de billets choisit la prudence. Il maintient ses estimations de novembre dernier. La croissance pour 2017 sera de l’ordre de 3,8 %, estime Ramesh Basant Roi. Afin de ne pas rater le coche et mettre toutes les chances de leur côté, les analystes de l’institution régulatrice tablent sur une progression du PIB se situant dans une fourchette de 3,8 % à 4 %.

Cette formule relève d’une volonté d’être cautiously optimistic. Pourquoi, alors qu’il y a eu un retour à la confiance au dernier trimestre de 2016 et qu’une hausse de l’investissement public est attendue cette année ? Le comité de politique monétaire pointe du doigt la mauvaise performance du secteur d’exportation. Celui-ci a enregistré une baisse de 12,6 % au troisième trimestre de 2016 pour atteindre Rs 20,7 milliards en comparaison avec la période correspondante en 2015.

Eu égard aux perspectives économiques, les membres du CPM ont décidé de ne pas prendre de risque avec le taux directeur. Il est maintenu à 4 %. Entre-temps, l’inflation devrait franchir la barre de 2 % cette année pour se fixer à 2,5 %, selon les calculs de la BoM. Ramesh Basant Roi estime que la récente hausse de prix des carburants à l’international et sur le plan local de même que l’inversion des courbes au niveau des prix des commodités ne manqueront pas de se faire ressentir.  Ainsi, s’annonce une nouvelle année de business as usual avec un léger rebond de l’activité.

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