La Coupe du monde la plus barbante en 2026 ?

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Avant, la Coupe du monde c’était un mot mythique. Du rêve. Du spectacle. Des beaux buts. Des émotions. La magie sans cesse renouvelée. Des prouesses de Pelé, aux chevauchées de Maradona, en passant par la folie des Bleus époque carré magique et Platini, ou la fameuse danse de Roger Milla et ses Lions Indomptables. Le mot ‘FIFA’ venait ensuite…

Aujourd’hui, on va droit dans le mur. En passant à 48 pays, la Coupe du monde a, peut- être, signé son entrée au royaume de l’ennui. Voire son arrêt de mort tout court. Le nouveau président de la FIFA, Gianni Infantino, est allé très très vite en besogne, en faisant adopter, hier, à l’unanimité, le passage du Mondial de 32 à 48 équipes à partir de 2026.

Si nous sommes encore là pour voir ça, le spectacle risque de ne pas ressembler aux plus grands ‘Mundial’ du passé qui nous ont fait tant vibrer. On risque de diluer l’intérêt, de rendre soporifique la plus belle des manifestations sportives.

Car, oui, la formule a tout pour déplaire et aller à l’encontre du spectacle. Jugez-en vous-mêmes. 48 pays. 16 poules de 3 équipes (avec 16 têtes de série pour faire plaisir à tout le monde ?) et seulement un éliminé par groupe : autrement dit une première phase qui ne sert à rien. Des éliminatoires qui n’auront servi à pas grand-chose non plus en amont. Puis 32 équipes se qualifient et on rajoute un tour : des 16e de finale. Puis on aura les 8e, les quarts, les demis et la finale. Donc, les finalistes joueront 7 matches sur un mois comme avant, mais il faudra attendre les deux dernières semaines pour voir les vrais chocs !

Mais avec 80 matches, les recettes seront exceptionnelles en milliards d’euros. Bien sûr ! Avec 48 équipes, TOUS les grands pays seront enfin assurés de ne pas rater la grand-messe mondiale. Jolies recettes en droits TV… Les petits pays feront tout pour vivre au moins une fois ce rêve fou d’aller à la Coupe du monde. Même si ce n’est que pour faire de la figuration sur deux matches (alors qu’à 32 équipes, chacun était assuré de jouer au minimum 3 matches dans un Mondial avant cette réforme…)

Le business au détriment du jeu, cynique équation ! Quoi que l’égoïsme pousserait certains à rêver de voir Maurice à la Coupe du monde (mais ne rêvons pas trop quand même : on n’est déjà pas capable de se qualifier pour une CAN depuis les Mamade Elahee boys en… 1974 !)

Dans un autre ordre d’idées. Vous avez remarqué que les matches de sélection passionnent moins au fil du temps ? Que les frissons des grands matches se font de plus en plus rares ? Hé bien, en aseptisant la Coupe du monde comme on vient de le faire, c’est à dire en multipliant les matches sans intérêt et sans enjeu, on est bien parti pour s’ennuyer plus ferme que jamais en 2026. J’aimerais tellement avoir tort sur ce coup-là…

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