Une prétendue gouvernance… sans gouvernail?

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Il faut parler de l’assourdissant silence des Directeurs de la National Property Fund Ltd (NPFL) et de la Financial Intelligence Unit (FIU). Ces deux fleurons, dépendants du ministère de la Bonne gouvernance, sont, depuis de nombreux mois déjà, déconnectés de la réalité et restent donc insensibles à la détresse d’un bon nombre de familles, victimes encore du Super Cash Back Gold (SCBG). Les téléphones des directeurs restent depuis de longs mois muets et ces derniers jouent continuellement aux abonnés absents. L’astuce classique, toute trouvée par les deux directeurs et répercutée ad nauseam par leurs préposés au comptoir, est de rejeter la responsabilité de leurs flagrants manquements sur l’une ou l’autre organisation. Cette lamentable fuite en avant et l’infecte posture «pa mwa sa, li sa» sévit à tout coup.

La National Property Fund Ltd se dit tributaire de la FIU qui enquête interminablement sur les cas en attente. «Il nous manque des effectifs», dit-on du côté de la FIU. Mais que fait le nouveau directeur de la FIU en termes de Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) ? Cela fait plus d’une année qu’on pré- texte d’enquêter sur les cas de SCBG et hélas, toujours rien pour ces malheureux clients qui pâtissent dans l’ombre sans défense.

De quelle «intelligence» parle-t-on donc ?

M. le ministre Bhadain dans tout ce cirque, est-il au courant de tout ce stratagème, voire de toute cette médiocrité ambiante au chapitre de la gouvernance ?

Pour étayer tout ce qui a été avancé jusqu’à l’heure, nous jugeons fort approprié, à ce stade, de publier la copie d’une des nombreuses lettres émises par la NPFL, adressées aux clients du SCBG le 27 juin (voir ci-contre). Depuis, aucune information n’a été communiquée aux clients concernés. Dans la lettre

  1. la FIU est supposée contacter le client, mais ne l’a pas fait depuis.
  2. Il est aussi fait état d’un montant de remboursement erroné, en complet désaccord avec la réelle somme en dépôts. Cette bourde comptable n’a jamais été expliquée au client, qui aujourd’hui encore, nage en pleine incertitude.

Les lecteurs jugeront d’euxmêmes et en tireront ainsi leurs conclusions sur les comportements rétrogrades des directions de la NPFL et de la FIU, deux organismes gouvernementaux tombant sous la responsabilité du ministère de la Bonne gouvernance. Voilà, en bref, comment sont traitées les requêtes de nombreuses familles en détresse.

À bon entendeur, salut !

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