Mer de Chine méridionale: La bonne volonté est la clé pour le règlement des conflits

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Les îles Xisha. La situation a changé en Mer de Chine méridionale à partir de 1968 avec la découverte d’une richesse potentielle en hydrocarbures.
Les îles Xisha. La situation a changé en Mer de Chine méridionale à partir de 1968 avec la découverte
d’une richesse potentielle en hydrocarbures.

Avec les attentions croissantes portées par la communauté internationale à la question sur la Mer de Chine méridionale, les amis mauriciens sont de plus en plus nombreux à s’y intéresser, à souhaiter mieux connaître les questions concernées, ou même à la comparer avec la question de l’Archipel des Chagos. À travers cet article, je souhaite partager quelques faits historiques pour que nos amis mauriciens puissent avoir des connaissances globales et approfondies sur cette question.

Les îles Nansha font partie du territoire chinois depuis plus de mille ans. Le peuple chinois a découvert et nommé en premier ces îles, et les autorités chinoises successives y ont exercé la juridiction gouvernementale. Jusqu’à la seconde moitié du 19e siècle, le peuple chinois a été le seul peuple à vivre et à travailler sur ces îles.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Japon s’est emparé des îles Xisha et Nansha. À la fin de cette guerre, une série de documents issus du droit international, dont la Déclaration du Caire (1943) et la Déclaration de Postdam (1945), ont stipulé la restitution de tous les territoires que le japon avait occupés pendant la guerre. La Chine a ainsi recouvré les îles Xisha et Nansha. Dès lors, la souveraineté de la Chine sur ces îles est reconnue par la communauté internationale.

Pendant longtemps,  après la fin de la Guerre, il n’y avait aucune controverse sur l’appartenance de ces îles à la Chine. Tous les pays du monde, y compris les grandespuissances telles que les États-Unis, l’Union soviétique, le Royaume-Uni, la France et leJapon, ainsi que le Vietnam et les Philippines reconnaissaient la souveraineté de la Chine sur ces îles de la Mer de Chine méridionale. Les correspondances diplomatiques et les cartes publiées à l’époque en sont les preuves.

La situation a changé à partir de 1968 avec la découverte d’une richesse potentielle en hydrocarbures en Mer de Chine méridionale. Certains pays tels que le Vietnam et les Philippines se sontemparés illégalement d’une partie des îles Nansha et ont commencé à y mener des travauxde construction. Une vague médiatique orchestrée et manipulée se fait de plus en plus entendre à l’échelle internationale et ne cesse de semer la confusion dans la communauté internationale. D’où les différends territoriaux sur les îles Nansha, et c’est là le fond et l’origine de la question sur la Mer de Chine méridionale.

La Chine, en partant de l’intérêt général de la paix et de la stabilité régionale, fait constamment preuve de retenue, et oeuvre depuis toujours à régler ses différends avec les pays directement concernés à travers des négociations et des consultations dans le respect des faits historiques et en vertu du droit international. En 2002, la Chine et les pays membre de l’ASEAN ont signé la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale. La Chine et les Philippines ont réaffirmé à travers des déclarations et des communiqués conjoints le principe du règlement des différends concernés par voie de négociations.

En janvier 2013, les Philippines ont initié unilatéralement une procédure d’arbitrage international obligatoire sur leurs différends avec la Chine en Mer de Chine méridionale, dans l’intention de nier la souveraineté territoriale et les droits et intérêts maritimes de la Chine en Mer de Chine méridionale, et de camoufler le fait qu’elles ont occupé illégalement certains îles et atolls des îles Nansha, ce qui est à l’encontre de leur accord convenu avec la Chine de régler les différends par les négociations et consultations, à l’encontre des principes du droit international Pacta sunt servanda (les conventions doivent être respectées). La non-acceptation et la non-participation au sujet de cet arbitrage s’inscrivent justement dans la préservation des droits dont jouit la Chine en vertu du droit international et dans le respect du droit international.

Les différends territoriaux dans le monde varient de l’un à l’autre et comme le dit un adage chinois : chaque serrure a sa propre clé. Il faut analyser les conditions concrètes pour trouver une solution appropriée. Mais s’il y a un point commun entre tous les cas réussis, ce sera la bonne volonté et la sincérité des parties prenantes pour travailler dans le même sens. Grâce aux efforts et aux négociations de long terme, la Chine a réussi à régler les problèmes frontaliers avec 12 des 14 pays voisins terrestres et a délimité ou prospecté 20 mille kilomètres de sa frontière, soit 90 % de la longueur totale de sa frontière terrestre.

En mer, la Chine et le Vietnam ont signé un accord pour délimiter la frontière maritime dans le golfe de Beibu. En novembre 2015, lors du Sommet Chine-ASEAN en Malaisie, le Premier Ministre chinois LI Keqiang a réaffirmé l’idée chinoise de la «double approche » et l’«initiative en quatre points» pour la résolution pacifique de la question de la Mer de Chine méridionale. Tous ces exemples traduisent la détermination et la sincérité de la Chine à régler la question de la Mer de Chine méridionale.

L’obtention de la paix n’est jamais facile et pour la préserver, il faut que les différentes parties fassent leurs efforts et agissent avec bonne volonté, ce qui est la clé pour le règlement des conflits.

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