Brexit : menace sur l’économie mondiale

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Ce n’est pas encore «La Chute de Londres» mais, à en croire les analystes, une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (l’UE) aura des conséquences dévastatrices sur l’économie mondiale.

À moins d’un mois du fameux référendum – prévu pour le 23 juin – sur le Brexit, nous assistons à une poussée de fièvre dans les milieux politiques et économiques sur le plan international. Les uns comme les autres cherchant à mettre en garde les Britanniques contre les risques d’un retrait de leur pays de l’UE.

Faisant fi des accusations d’ingérence dans la politique intérieure du Royaume-Uni, la patronne du Fonds monétaire international (FMI) n’a pas hésité à monter au créneau pour dire le fond de sa pensée aux partisans du «Oui». Selon Christine Lagarde, le Brexit «représenterait un risque important» pour l’économie mondiale. En revanche, l’institution de Bretton Woods explique aux sujets de sa Majesté que le maintien dans l’UE aura un impact positif sur leur pays avec un rebond de la croissance. Le bulletin annuel du Fonds faisant état du franchissement de la barre des 2 % de croissance pour se fixer à 2,2 %, voire 2,3 % dans le moyen terme.

Et d’ajouter, malgré les critiques contre sa prise de position, que le danger d’assister à un glissement du Royaume-Uni vers une récession technique sera bien réel si la majorité choisit de se séparer de l’UE.

Réunis au Japon récemment, les dirigeants des sept plus grandes puissances de la planète – le G7 – ont également jugé utile de mettre en garde contre la menace d’un Brexit. Le G7 s’inquiète d’une inversion de la tendance s’agissant des investissements et des échanges commerciaux avec des retombées sur l’emploi.

Le président américain s’est aussi invité dans le débat. Mais contrairement à d’autres, il ne s’est pas laissé aller à des hypothèses. À «ses amis britanniques» militant pour le Brexit, Barack Obama a déclaré qu’il ne faut pas se faire d’illusions quant à la conclusion d’un accord de libre-échange avec les États-Unis. «Vous allez vous retrouver à la dernière place dans la file d’attente», a-t-il prévenu. Car la priorité des États-Unis est de trouver un terrain d’entente avec le marché unique européen.

Les appréhensions des dirigeants politiques ont également trouvé écho auprès de la communauté des affaires internationale. Encore plus maintenant qu’un semblant de stabilité est attendu à l’horizon 2017. Le Brexit portera non seulement un sale coup au climat des affaires, mais il provoquera aussi le déraillement de la reprise si celle-ci devait commencer à pointer le bout de son nez, comme anticipé par certains analystes. D’aucuns affirment que l’économie globale pourrait même replonger dans la crise si le Brexit venait à se matérialiser.

Reste à voir si les Britanniques sont disposés à prendre le pari de sortir de l’Union en dépit des risques qui y sont associés.   

En attendant, les exportateurs qui écoulent une bonne partie de leurs produits sur le marché britannique se trouvent dans l’incertitude. À titre d’exemple, plus de 12 % du Made in Mauritius a été acheminé vers le Royaume-Uni au premier trimestre. D’où le sentiment d’inquiétude face au spectre d’une récession dans le sillage du Brexit ou encore d’un changement de comportement des acheteurs.

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