La réforme de l’eau

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Affermage. C’est un terme que nous devons comprendre pour mieux suivre le débat qui sera bientôt lancé sur la réforme du secteur de l’eau. Il y avait plusieurs approches possibles pour pallier la gestion publique défaillante. Toutes ces options impliquaient cependant la participation d’opérateurs privés. Il restait à faire un choix entre les différentes formules. C’est fait. L’on se dirige vers un type de contrat connu comme l’affermage.

Le coup d’envoi des débats sera donné avec la publication attendue ces prochains jours du rapport final des experts de la Banque mondiale. L’équipe de la BM avait pour attribution de proposer un type de partenariat public/privé capable de fournir un accès 24/7 à l’eau potable pour tous.

Le mode retenu s’apparente à un contrat de gestion classique. L’État déléguera à une entreprise privée l’exécution des services tels que la production, le transport et la distribution de l’eau potable. Mais l’État reste propriétaire de l’ensemble des infrastructures. Cela n’a donc rien à voir avec le modèle de privatisation de MT qui a laissé un mauvais souvenir.

L’affermage n’est pas non plus un contrat de concession car il n’oblige pas l’opérateur privé à investir dans les infrastructures. Celui-ci fait simplement fonctionner les équipements du service public avec un savoir-faire et des techniques qui garantissent plus d’efficacité. Comme il n’y a pas de capitaux à amortir, le contrat est de durée courte.

Une fois que cette notion d’affermage deviendra claire, les craintes qui pouvaient exister à l’effet que l’État est en train de vendre ses bijoux de famille seront dissipées. Il restera néanmoins, si la formule d’affermage est approuvée, deux problèmes susceptibles de provoquer la polémique : le sort des employés de la CWA et les tarifs de l’eau.

En ce qui concerne le personnel de l’organisme parapublic, il y a un espoir que les parties en présence trouveront une solution raisonnable. Quant aux tarifs, il suffira de créer un organisme de régulation pour s’en charger.

Tout le problème de l’eau potable se résume en deux chiffres. Un ménage sur cinq ne bénéficie pas d’un approvisionnement continu. Un mètre cube sur deux se perd dans les canalisations rouillées. C’est simple à formuler même si la mise en place de la solution est compliquée.

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