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Malgré une conjoncture incertaine sur le plan mondial, l’année a démarré sous de bons auspices pour l’économie locale. On sait depuis hier que les entrepreneurs ont retrouvé le moral. Ils estiment que les perspectives sont positives pour l’avenir.

Les résultats de l’enquête trimestrielle de la Chambre de commerce et d’industrie de Maurice (MCCI) montrent en effet une amélioration du climat des affaires. Le baromètre de confiance des chefs d’entreprises est à son plus haut niveau depuis trois ans. Or, les économistes pensent que le moral des entrepreneurs en soi a un impact direct sur l’investissement et la création d’emplois.

C’est dans le secteur des services que les patrons sont les plus confiants pour l’activité de leur entreprise. Justement, le premier bilan encourageant de l’année vient de ce secteur. Le bureau des Statistiques a publié, mercredi, les données officielles sur le tourisme pour le premier mois de l’année. Ces chiffres affichent une croissance vigoureuse. Elle vient consolider les résultats de l’an dernier. Les arrivées ont augmenté de 14,4 % en un an. Le nombre de croisiéristes connaît, pour sa part, une hausse spectaculaire de 46 %.

Par ailleurs, la dynamique créée dans les services financiers ouvre de bonnes perspectives à ses opérateurs. L’arrivée chez nous, le mois prochain, du lord-maire de Londres pour inaugurer un centre financier international devrait insuffler un nouvel élan à ce secteur en pleine phase de diversification de ses activités.

Quant au ministre des Finances, il n’est pas moins confiant dans les chances de succès de son modèle de Smart Cities. C’est ce qu’il a maintenu hier au retour d’une mission à la Banque mondiale et au FMI. Il n’a probablement pas encore obtenu l’adhésion de l’ensemble des opérateurs à ce vaste projet mais il y croit fermement.

En définitive, si le paysage économique est loin d’être morose, le rebond n’est pas encore garanti. Il reste du chemin à parcourir. La priorité devra être, comme le souhaitait hier la MCCI, de trouver le bon «policy mix» pour attirer l’investissement. Mais il y a aussi des barrières à enlever, telles la bureaucratie ou l’insuffisance de formation.

Si les opérateurs commencent à croire à la reprise, un petit pas aura été fait. Il reste à accomplir le grand bond.

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