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Opportunités à saisir

3 février 2016, 09:23

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Hautement volatil ! C’est le cas de le dire en voyant les séances de montagnes russes des marchés financiers à travers la planète depuis la rentrée. Même si depuis peu le calme semble revenir, il y a des raisons de croire que la sérénité n’est pas pour bientôt.

À commencer par le repositionnement de la Banque centrale américaine. Après avoir relevé pour la première fois depuis 2006 son taux directeur en décembre – une initiative qui laissait présager un resserrement monétaire accéléré cette année – la Réserve fédérale a basculé la semaine dernière dans un mode de «wait and see». C’est du moins le sentiment sur le marché à l’issue de la réunion de la banque les 27 et 28 janvier.

Non seulement le comité de politique monétaire de la Fed a choisi de maintenir les taux, mais il exprime également ses appréhensions par rapport aux perturbations sur les places financières et le ralentissement de l’activité mondiale. Du coup, l’éventualité d’un nouveau tour de vis en mars, évoqué avec persistance par les analystes dans le sillage de la décision de décembre, s’éloigne.

Le climat d’incertitude est donc appelé à perdurer pendant encore un bon moment. Mais il n’y a pas que du mauvais dans toute cette situation. À y voir de plus près, il est même possible d’y trouver des opportunités à saisir.

Prenons le cas de la Chine, par exemple. Aujourd’hui, l’atelier du monde – c’est ainsi qu’elle est présentée étant donné la dépendance accrue de l’économie globale de sa main-d’œuvre bon marché pour des productions à bas coût – est en difficulté. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les ennuis de la Chine ouvrent de nouvelles perspectives aux pays qui ont vécu jusqu’ici dans l’ombre de l’Empire du Milieu.

C’est un fait qu’avec le renchérissement du Made in China, nombre de multinationales, notamment celles qui ont voulu profiter d’un environnement de faible coût, contemplent désormais d’autres options dont celle de la diversification.

Certes, ce ne sera pas facile pour les sociétés qui se sont bien installées en Chine ou encore celles qui s’y approvisionnent de déplacer du jour au lendemain toutes leurs opérations mais le fait qu’elles décident d’y réduire leur dépendance ouvre une fenêtre de tir non négligeable pour d’autres pays, surtout dans un contexte difficile.

Il n’est certainement pas question d’aller concurrencer la Chine, mais il est possible de s’armer pour mieux se vendre alors que les investisseurs sont en quête de nouveaux relais de croissance dans un paysage mondial en pleine mutation.

L’amélioration, voire, dans certains cas, une remise à plat du cadre des affaires dans nos pays respectifs, est nécessaire afin de mieux se positionner sur la scène mondiale.

À Madagascar, le ministre des Finances s’est fixé comme défis la lutte contre la corruption et l’amélioration de la gouvernance tandis que son homologue mauricien annonce que la facilitation des affaires sera un des plus gros chantiers de l’action économique du gouvernement pour 2016.

L’impact de telles actions sera encore plus retentissant si nous arrivons à mettre davantage à contribution nos réseaux diplomatiques afin de renforcer l’attractivité de nos îles et par ricochet du bassin océan Indien comme destinations d’affaires.