Tics et déclic

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Il faut convertir Maurice en un pays connecté pour atteindre un nouveau palier de développement. De New York à l’Estonie, nos dirigeants ont réitéré cette conviction ces derniers jours. Il est clair que les nouvelles technologies vont constituer l’épine dorsale de la stratégie économique du gouvernement.

Au Sommet sur le développement durable qui s’est tenu au siège de l’ONU, le Premier ministre a expliqué la place prépondérante des nouvelles technologies dans l’agenda économique du pays. «The next phase of our socio-economic development will be driven by technology and innovation.» Le message est d’autant plus significatif qu’il émane de celui qui a mis en oeuvre, en 2001, le projet de la Cybercité d’Ébène.

Entre-temps, le ministre des TIC est allé chercher son inspiration dans un pays lointain, l’Estonie. Son objectif est de découvrir, au contact des dirigeants du pays, comment ce petit État balte est devenu en 25 ans une grande puissance technologique.

L’expérience de l’e-stonie, comme on l’appelle désormais, nous intéresse parce que ce pays a une population de 1,3 million et il a l’ambition comme nous d’opérer un miracle en rattrapant les pays riches en termes de PNB par habitant.

Pour l’instant, les conditions de base ne sont pas réunies à Maurice pour créer une économie de services à haute sophistication. Nous n’avons pas encore une masse critique qui maîtrise bien les nouvelles technologies. C’est pourtant le point de départ vers l’île Maurice numérique. Souvenons-nous que ce sont de jeunes programmeurs estoniens qui ont développé en 2003 le logiciel Skype.

Nous n’avons pas, non plus, une fonction publique imprégnée de la culture informatique. Au contraire, les agents de nombreux services publics adorent la paperasserie et les files d’attente qui s’allongent pendant qu’ils se débattent avec de vieux classeurs mal archivés.

Il y a un espoir. Le déclic pourrait venir de Highlands. Un comité interministériel travaille avec diligence sur ce dossier qui vise à doter le pays d’une nouvelle capitale administrative. On annonce les premiers coups de pioche pour décembre. Les ministères occuperont des locaux «intelligents» et l’eadministration sera une réalité.

Quand les Mauriciens utiliseront tous les services publics en ligne, nous saurons que cette deuxième phase de développement dont rêvent les dirigeants n’est pas loin.

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