Haute saison permanente

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Le mois d’août devrait consolider la tendance à la hausse du tourisme en période d’hiver. Les chiffres enregistrés durant la première quinzaine de ce mois indiquent une croissance au moins aussi spectaculaire que celle affichée le mois dernier, soit presque 17 %. Si le tourisme en saison creuse atteint effectivement une croissance à deux chiffres pendant deux mois consécutifs, la performance mérite que l’on s’y attarde.

Jusqu’à tout récemment, les responsables du marketing touristique se focalisaient sur les mois de grande fréquentation. L’on faisait peu de cas du préjudice causé aux hôtels dont le personnel était pratiquement au chômage technique pendant les longs mois d’hiver. Puis, il y a eu une inflexion majeure de la politique du tourisme. L’accent était mis sur les activités susceptibles de booster la basse saison. Les derniers chiffres semblent valider cette orientation. En outre, la décision de ne délivrer aucun permis pour la construction de nouveaux hôtels devrait accentuer la tendance.

Dans beaucoup de secteurs, le modèle économique est en transition. Sans une remise en question permanente, le pays peut rater des opportunités. Autant il était propice pour l’offshore d’envisager de nouveaux marchés, autant il est urgent pour le tourisme de sortir des schémas classiques.

Une remise en cause des fondamentaux a permis de débloquer la situation. On ne s’arrête plus aux slogans tablant sur les deux millions de touristes par an. En revanche, de nouveaux marchés, y compris en Afrique, sont ciblés. Des activités spécifiques telles que le golf et le kitesurf ou encore le tourisme familial ou des commémorations historiques sont proposées pour accroître la demande en hiver.

Nous avons perdu du temps en faisant une fixation sur la libéralisation de l’accès aérien. Cette question a été analysée sous toutes les coutures pendant des décennies sans que les autorités n’arrivent à résoudre l’équation. Entre les intérêts inconciliables de la compagnie aérienne nationale et ceux des hôteliers, l’État n’a jamais pu trancher. Aujourd’hui, sans ouvrir davantage l’accès aérien, le pays est en voie de réussir la relance du tourisme.

Nous attendrons avec impatience le chiffre final des arrivées pour ce mois. Une croissance qui frôle la barre des 20 % en plein hiver, ça réchauffe !

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