Evasion. Comme un cadeau…

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Celui qui reçoit fait tout ce qui est en son pouvoir pour faire plaisir à ses hôtes. Il s’assure de la propreté des lieux, soigne sa décoration, met les petits plats dans les grands, valorise les mets les plus appréciés de son terroir. Il espère ainsi que son sens de l’hospitalité lui vaudra des compliments qui iront bien au-delà de sa petite personne et rejailliront sur son île. 

Il en va de même pour l’organisateur sportif, qui plus est pour celui qui est engagé dans une démarche mariant sport et tourisme. Le trail dont il vante les mérites n’est jamais qu’une course. Il est avant tout un effort vert, les pieds sur la carte, les yeux dans les panoramas les plus exaltants, les poumons baignant dans l’air dont la qualité a valu à l’île Maurice en 2011 d’occuper la deuxième place au classement de la qualité établi par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Qui eut cru qu’un territoire mesurant seulement 65 km de long et 45 km de large pour une superficie totale d’environ 1 865 km² avait tant à offrir ? Qu’elle pouvait abriter un ultra-trail de 120 km et emmener spécialistes de l’extrême et passionnés de l’effort longue durée dans une variété de topographies et de microclimats ? 

Son principal atout résidait jusqu’ici dans le fait que l’île Maurice est entourée par plus de 150 kilomètres de sable blanc et qu’elle est protégée par la troisième barrière de corail au monde par sa taille si bien qu’elle est entourée par une profusion de lagons turquoise.

Ceux qui ont eu la bonne idée de tourner le dos un instant à l’océan et d’orienter leur regard vers les hauteurs et l’intérieur des terres ont réalisé qu’il y a avait là aussi quelque chose d’unique. Un plateau central s’élevant à près de 600 mètres d’altitude bordé de trois chaînes de montagnes et qui s’étend graduellement du littoral jusqu’à atteindre son point culminant avec le Piton de la Rivière-Noire à 828 mètres d’altitude.

Là, sous le terme général de biome de forêts de feuillus humides tropicales et subtropicales, se mêlent en fait plusieurs biomes, ces vastes régions biogéographiques s’étendant sous un même climat : zones humides, mangrove, forêts tropicales sèches, forêts tropicales humides, savane, forêts de palmier (Ndl’a : disparues de nos jours). Là se vit la définition de la forêt, ce couvert arboré de plus de 10% sur au moins un demi-hectare qui considère l’arbre comme une plante pérenne atteignant au moins cinq mètres à maturité. Là se relaie un nombre insoupçonné de microclimats sous l’influence de la structure éco paysagère.

Celui qui s’engage dans ce périple parvient à un constat : la diversité culturelle de l’île Maurice ne se limite pas à son creuset de civilisations. Elle est aussi géographique.  De ses plaines côtières au plus haut sommet de l’île se côtoient champs de thé et de canne à sucre, forêt tropicale, savane et falaise sur une riche palette, peu accidentée certes, comparativement à La Réunion, mais où les massifs basaltiques qui entourent le plateau central et les traces de la grande caldeira à l’origine de sa formation témoignent de l’origine volcanique des lieux. 

N’est-ce pas un cadeau offert au visiteur dans un écrin de verdure posé sur un océan de sensations ?

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