Des réponses !

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L’affaire BAI est très complexe. Même les observateurs les plus avertis avouent ne pas pouvoir en saisir toutes les nuances. Il y a davantage de questions que de réponses autour de cette sombre affaire. Mais les protagonistes persistent à se murer dans le silence, sauf pour se plaindre de leurs petites misères vu que leurs comptes sont gelés.

Il y a une semaine, jour pour jour, l’express posait ses premières questions à Dawood Rawat, Chairman Emeritus du groupe BAI, et lui donnait l’occasion de faire connaître son point de vue. La presse n’a pas d’autres moyens de communiquer avec le patron du conglomérat. Jusqu’ici, ni l’homme d’affaires, ni ses avocats, n’ont réagi à notre demande d’éclaircissements.

Nous lui avons adressé une série de questions après que son avocat a déclaré que Dawood Rawat était prêt à répondre à «toutes les questions» d’un juge français par le biais d’une commission rogatoire. Nous avions cru qu’il aurait honoré, à plus forte raison, son devoir de transparence envers l’opinion publique locale.

En dépit de la comptabilité obscure des activités de BAI, des ramifications juridiques de ses opérations et des structures ténébreuses de ses sociétés, il y a quelques esprits simples qui pensent avoir résolu l’équation. On entend ça et là l’argument selon lequel il n’y a jamais eu de situation de crise. Navin Ramgoolam y est allé de son couplet mardi en affirmant que tout baignait pour la BAI parce qu’aucun de ses clients ne s’est jamais plaint d’avoir été floué.

Pourtant, alors qu’il était Premier ministre, des signaux d’alerte avaient été émis pour l’avertir qu’un problème grave menaçait notre économie. Un document conjoint FMI/BM, le Financial Sector Assistance Programme Update, faisait état dès 2007 de «investments in related companies by a leading life insurer putting policy holders reserves at risk» ou encore de «raising the level of potentially illiquid and difficult-to-value assets to the staggering level of 59%».

L’opinion publique peut légitimement s’attendre à des réponses. Il y a trop de zones d’ombre dans cette affaire que seuls ceux qui se croient illuminés peuvent ignorer.

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