Votons libres!

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Et un seul programme est arrivé… L’alliance de l’Unité et de la Modernité avait réussi le tour de force de présenter sa liste de candidats en premier (avec les changements qu’on connaît par la suite). Mais l’alliance Lepep l’a devancée en présentant son manifeste électoral vendredi. Du coup, les Mauriciens doivent patienter encore quelques jours pour avoir la possibilité d’analyser et de jauger les deux projets de société proposés. En attendant, Nomination Day oblige demain (ce qui ne donne plus de possibilité de retouche dans la liste), les citoyens pourront déjà faire leur évaluation des candidats des deux alliances qui découvrent, à la veille de la campagne électorale, l’existence des habitants et d’une série de problèmes affectant le quotidien des Mauriciens, à travers l’exercice du porte-à-porte.

À 15 jours des élections, il est clair que la campagne franchira une autre étape avec l’officialisation, ce lundi, des candidats issus des blocs traditionnels et des nouveaux partis. On observe jusqu’ici que les nouvelles formations sur l’échiquier ont fait montre d’une autre manière de faire de la politique, alors que les deux blocs traditionnels n’ont pas changé leur façon de mener campagne. Si ce n’est que quelques clips sont venus agrémenter les réseaux sociaux. Vu le niveau adopté par les responsables politiques des deux alliances dès la dissolution du Parlement, on peut s’attendre, dans cette dernière étape de campagne, à ce que ces politiciens continuent à s’attaquer vigoureusement les uns les autres, à s’accuser mutuellement de tous les maux de la terre, en oubliant que tous leurs partis ont été partenaires à un moment.

Pour ne pas changer, la campagne 2014 flirte grossièrement avec la fibre communale, les politiciens prenant en pleine figure l’effet boomerang de leurs positions et déclarations d’antan. Ainsi donc, on aura entendu Navin Ramgoolam, après son aveu d’aide au pandit Sungkur, promettre des voitures duty free et une augmentation des subventions aux associations socioculturelles. Si cette générosité est choquante, elle n’a pas suffi à faire taire certains responsables de ces organisations, si l’on en croit le mot d’ordre de Somduth Dulthumun, qui a demandé de voter pour deux travaillistes et un MSM. Et bizarrement, même si ces derniers temps SAJ n’a pas été forcément tendre envers les associations socioculturelles, on ne l’a pas entendu jusqu’ici refuser ces consignes de vote clairement communales.

C’est dire à quel point l’électeur doit rester vigilant et réclamer la place qui lui revient dans ces élections. Lui seul est juge et a encore 15 jours pour affiner son choix et décider, en son âme et conscience, de manière rationnelle, pour qui voter et pour quelles raisons. Est-ce que les électeurs et les électrices de Maurice ont besoin des mots d’ordre de Sungkur, de Grégoire ou de quelque organisation  avant de se rendre aux urnes ? Attendre un mot d’ordre pour voter équivaudrait à ne pas pouvoir penser par soi-même, ne pas être capable de discernement face aux différentes équipes qui se présentent à nous. Or, partout actuellement, que ce soit aux abords des boutiques, sur la Toile ou dans les salons, chacun a son idée sur les deux alliances et les autres formations en lice pour les législatives. Alors disons non aux mots d’ordre et votons libres…

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