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C’est le talk of the town ici à Rodrigues : les fiançailles du MR du ministre Nicolas Von-Mally et du FPR de Johnson Roussety, bouillant opposant du régime rodriguais. Voilà deux hommes qui, hier encore, s’envoyaient les pires invectives, qui concluent  aujourd’hui un accord de connivence pour tenter de déboulonner le chef commissaire Serge Clair.

À Port-Mathurin, on évoque les similitudes de l’arrangement Von-Mally-Roussety (des retrouvailles, en fait) avec celui du couple Ramgoolam-Bérenger. Sur papier, la combinaison du corps électoral du MR, qui est dans les 40 %, et celui du FPR de  Roussety (une émanation du MR), qui est un peu plus de 10 %, va suffire pour mater l’OPR qui avait eu 46 % aux derniers résultats des élections régionales de 2012. L’usure du pouvoir de Serge Clair et la morosité économique dans la 21e circonscription ne jouent guère en faveur de l’OPR, même si le chef commissaire maintient un magistère d’infl uence en raison de sa réputation de «li pa kokin li».

Ce qui différencie le tandem Von-Mally-Roussety des leaders du PTr-MMM, c’est que les ambitions personnelles ne s’entrechoquent pas. Von-Mally aime bien être ministre tranquillement à Port-Louis (loin des revendications rodriguaises), alors que Roussety entend reprendre son titre de chef commissaire de Rodrigues et déboulonner Serge Clair. Sur le plan national, Ramgoolam sait très bien que Bérenger en a marre d’être son  eunuque, même si celui-ci prétend le contraire. En 1997, Bérenger avait été viré par le leader rouge parce qu’il tentait trop d’être calife à la place du calife.

Aujourd’hui encore, les doutes persistent. Vont-ils se partager le pouvoir sans se faire des coups bas ? Sans doute ils devront surtout convaincre les 30 % d’indécis que compte notre corps électoral…

***

Les images aériennes des deux meetings de dimanche dernier ont mis un terme à la tendance inflationniste des dirigeants politiques lorsqu’ils évoquent leur foule respective. Nos images exclusives – photos et vidéos – parlent d’elles-mêmes. Personne ne peut les contester. Ce sont des faits ! À ces dirigeants politiques qui trouvent nos chiffres «rigolos» – environ 4 000 à Quatre-Bornes et quelque 3 000 à Vacoas – nous les invitons à venir compter les têtes une par une.

 
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