Présidence

Avec le soutien de

Quand bien même une commission d’enquête n’est pas un tribunal, il ne fait pas de doute que la population aura accueilli ses conclusions comme une condamnation méritée et sans équivoque de l’ancienne présidente de la République. Le Premier ministre n’a pas eu tort de les qualifier de «damning». Elles sont en effet accablantes et ne semblent pas souffrir de contestation, sauf pour Mme Ameenah Gurib-Fakim, qui qualifie le rapport de «malhonnête intellectuellement». C’est fort.

La question cependant est celle de savoir comment une institution protégée comme la présidence ait pu, si facilement, être investie par un affairiste douteux et notoire comme l’Angolais Sobrinho. La commission d’enquête a formulé des recommandations pour gérer les conséquences a posteriori du scandale. Mais il faudrait tout aussi utilement réfléchir aux grandes faiblesses de l’organisation administrative présidentielle, de la médiocrité de son encadrement, quand il ne s’agit pas de fustiger le manque d’intégrité de collaborateurs pistonnés.

Et si, de plus, sur un socle si branlant et si peu fiable, l’on propulse une néophyte solitaire, sans expérience aucune, ni de la politique, ni de l’administration publique, essentiellement pour des raisons politiciennes cosmétiques, l’on récolte finalement ce que l’on aura semé.

Le Premier ministre et son allié Collendavelloo ont leur part de responsabilité dans ce triste naufrage d’une carrière si prometteuse.

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