Arsenal gâche la ‘double all England final’

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«We are devastated.» Ce sont les mots de l’entraîneur espagnol Mikel Arteta après l’élimination d’Arsenal jeudi en demi-finale de l’Europa League, manquant la grand-messe anglaise des Coupes d’Europe ou on attendait deux finales 100% Premier League. Il y a de quoi, si près du but ! Hélas, les Gunners sont loin du niveau des Manchester City, Chelsea et autres Manchester United. Son manager risque d’en payer le prix fort.

Un limogeage est dans l’air, comme celui qu’avait connu son prédécesseur, Unai Emery qui, ironie du sort, s’est vengé de ces mêmes Londoniens qui l’avaient fait souffrir grâce à son ‘Sous marin jaune’ de Villareal, en vrai spécialiste de la compétition.

Malgré les titres remportés par Mikel Arteta (FA Cup et Community Shield) et le beau visage affiché en début de saison, tout s’est effondré en cours de route et les rouge et blanc se retrouvent sans possibilité de disputer la prochaine C1 mais aussi toute compétition européenne, une première fois en 25 ans ! « Un désastre » comme l’a dit Piers Morgan sur les réseaux sociaux, secondé par d’anciens Gunners plus révoltés que jamais de voir la chute inexorable de leur club.

Dès la fin du match, les fans d’Arsenal ont explosé demandant la tête de l’ancien joueur d’Arsenal et ex-adjoint de Pep Guardiola à Manchester City, à qui il est reproché son manque d’expérience et ses choix tactiques discutables jeudi soir. Comme de laisser Martinelli sur le banc alors qu’il avait été excellent contre Newcastle ou de sortir Aubameyang en fin de partie alors que ce dernier avait frappé deux fois sur le poteau au cours d’un match peu emballant…

Pêle mêle, les ‘Gooners’ reprochent aussi à Arteta son manque de personnalité, la même nonchalance que « lorsqu’il était joueur », un mauvais recrutement, un esprit d’équipe et une confiance en berne, ainsi qu’un jeu indigne du club. La formule ‘trust the process’ ne passe plus. Avec tout ça, on le voit mal conserver son job. Peut-être qu’il est grand temps que Stan Kroenke passent aussi la main et cèdent le club au boss de Sportify, Daniel Ek, et à l’équipe de choc que ce dernier a constitué avec Henry, Vieira et Bergkamp…

Arsène Wenger doit avoir un sacré pincement au cœur quand il regarde le délitement de son club, gisant à une infâme 9e place en Premier League, comme Sir Alex Ferguson lorsqu’il voit la virulence des attaques contre la direction de ‘son’ Manchester United. Mais les anti-Glazer peuvent tout de même se satisfaire d’une chose : Ole Gunnar Solskjaer a remis United sur la carte du football mondial !

En atteignant la finale de l’Europe League contre une AS Roma totalement décomplexée au retour (que la raclée, 6-2, de l’aller ne laissait pas vraiment envisager), United confirme qu’elle est de retour aux affaires après tant de critiques. C’est la première finale de Solskjaer après une succession de demi-finales perdues depuis son arrivée au club. Si son équipe continue de souffler le chaud et le froid d’un match à l’autre, elle possède une attaque flamboyante et le manager norvégien est aux portes d’un premier titre, pour égaler la bande de Jose Mourinho en 2017, qui lui enlèverait une pression monstre. United a aussi réduit l’écart avec l’ogre Manchester City en championnat, étant même l’un des seuls à avoir pu le battre cette saison.

Arsenal fait donc figure de mauvais élève alors que tous les amateurs de Premier League attendaient une nouvelle ‘All England final’ de rêve mais c’est bien Villareal que Man Utd devra défier en C3 le 26 mai en lever de rideau de l’excitante affiche Manchester City-Chelsea en finale de la Ligue des champions, le 29 mai.

City, novice en finale mais force dominatrice européenne depuis 10 ans, et Chelsea, de retour aux sommets que semblaient indiquer son recrutement massif de l’été dernier, sont-elles les nouvelles locomotives du football européen ? A voir la façon dont ils se sont débarrassés du PSG et du Real Madrid respectivement, avec autorité et panache, dans les demi-finales, ils ont des arguments à faire valoir. En misant sur leur force collective, comme ce modèle absolu qu’est le Bayern Munich, plutôt que d’investir dans une ou deux mégastars (de type PSG, Barça ou Juve). En cette année de Covid-19 ou la santé et la forme des joueurs auront été particulièrement éprouvées, les Anglais auront également mieux résisté.

Défenses de fer, jeunes perles en devenir (Phil Foden le Cityzen et Mason Mount le Blue), astres scintillants (Kevin de Bruyne, Ruben Dias, Riyad Mahrez d’un côté, Kai Havertz, N’Golo Kante, Edouard Mendy de l’autre). L’issue de cette finale pure jus Premier League d’Istanbul est incertaine. Captivante. Bien plus équilibrée que la dernière finale 100% anglaise de 2019 entre Liverpool et Tottenham (succès des Reds 2-1). Et si elle se décidait aux tirs au but comme le bouillant Manchester Utd-Chelsea de Moscou de 2008 ?

Une chose est sûre. On n’a pas fini d’entendre parler des irrésistibles équipes de Pep Guardiola et Thomas Tuchel (qui en découdront justement ce samedi en championnat pour une répétition de la prochaine finale !). Ce Chelsea-là, qui vise un doublé (C1-FA Cup), à tout pour être un beau challenger des Cityzens, proches eux d’un triplé (C1-EPL-League Cup), la saison prochaine en Premier League. Moins spectaculaire que celui de Frank Lampard (avec les mêmes joueurs) mais tellement plus solide, organisé et meurtrier pour tenter d’imiter la bande à Roberto Di Matteo et Didier Drogba de 2012…

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