Sakenn pe fer so par

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Il y a les autorités. Représentées par trois, quatre, parfois cinq, personnes dans un point de presse quotidien. Il est clair, à travers les allocutions de certaines d’entre elles, qu’elles essaient de faire porter au public seul la responsabilité de la propagation du Covid-19 sur notre sol. Comme si c’est au public que revenait la décision de fermer nos frontières et que c’est lui qui est resté sourd aux appels faits en ce sens au moment où l’épidémie faisait sa route pour atteindre de nouvelles destinations. Comme si c’est le public qui s’était vanté d’avoir mis sur pied un protocole supposément ultra efficace pour contrôler les arrivées à l’aéroport, lequel, au final, s’est révélé foireux. Puisque le cas zéro l’a bien contourné ! Et, il est fort probable qu’il n’ait pas été le seul. Comme si c’est le peuple qui avait tourné en ridicule le Dr Arvin Boolell en banalisant sa PNQ du 3 février dernier. 

La population aussi a sa part de responsabilité, certes. Avec les attitudes indisciplinées de quelques-uns. Notamment lors du premier jour de la réouverture des supermarchés où les consignes de sécurité n’ont que très peu été respectées. Ceux qui n’ont toujours pas assimilé le message «ress to lakaz» et qui sortent, sans masques ni autre mesure de protection, alors qu’ils n’ont aucune raison de le faire.

Ces comportements irresponsables des uns provoquent le courroux des autres. Et, ils l’expriment, cachés derrière leur écran de portable, avec des mots violents. Dégradants même parfois. Que c’est dur de voir des Mauriciens maltraitant des noms les plus vils d’autres… Mauriciens. 

Pendant ce temps, les gérants des supermarchés ont bizarrement oublié c’est quoi les promos. Eux qui, en temps normal, essaient par tous les moyens possibles de nous convaincre que c’est leur enseigne respective qui garantisse les prix les plus bas. Aujourd’hui, le contexte est tel que, promo ou pas, les gens ont besoin d’acheter. Si c’est comme ça, autant abandonner la politique des promos et profiter de la situation pour faire un maximum de… profits. Dans le business, les émotions n’ont pas de place. C’est malheureux, mais c’est ainsi. 

Les petites boutiques du coin émulent les grandes surfaces. Certaines ont doublé, voire triplé le prix de certains de leurs produits depuis le confinement. En agissant ainsi, serait-ce une sorte de risk allowance que s’offrent ces boutiquiers ? Car, après tout, en ouvrant leur commerce, ils s’exposent à un risque de contamination. Et, si les employés du corps médical, les policiers, etc., y ont droit, alors pourquoi pas eux ? Face à ces prix abusifs, ces pratiques malhonnêtes, silence radio du côté du ministre du Commerce.

Les petits ‘dealers’ entre-temps poursuivent leur commerce de ‘synthé’. Avec eux, s’ajoutent maintenant les dealers de… clopes. Les prix à l’unité varient de Rs 15 à Rs 25. La boîte, c’est Rs 300 à monter. Pas de crédit. Les prix sont fixes aussi. 

Les grands groupes maintenant. Présents, à travers leurs différentes entreprises, dans divers secteurs d’activité du pays. Certains, opérant depuis de nombreuses années, brassent des milliards en termes de chiffres d’affaires et même de profits nets annuellement. Aujourd’hui, après un premier trimestre, certes, vraiment compliqué, par le biais de représentant avec de toute petite voix, ils nous font croire qu’ils sont dans la mouise. Mais qu’est-ce qu’ils attendent au juste ? Que nous pleurons pour eux. Et, les milliards amassés au fil des ans, où sontils ? On aimerait bien qu’ils viennent nous dire où ils les ont placés…

L’insensibilité de certains propriétaires – de ceux des maisons, appartements jusqu’à ceux des grandes surfaces commerciales – est déplorable. Que leurs locataires respectifs n’aient pas été en mesure de travailler, durant les deux, trois dernières semaines et se retrouvent à court d’argent n’est nullement leur souci. Le loyer doit être payé, un point c’est tout. 

Voilà, là où on aurait dû se serrer les coudes, réapprendre la coopération, la collaboration, la compréhension et la compassion, sakenn prefere fer so par…

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