Day 9 : La chasse aux «san konpran»

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Depuis le début de la pandémie, les autorités ne cessent de le répéter : il faut rester chez soi. Mais les gens ne comprennent pas. Et ce ne sont pas nos amis les infirmiers, même ceux du centre d’ici, qui diront le contraire.

En confinement, on a le temps de cogiter et de laisser voguer son esprit au loin. Par exemple, une des questions que je me suis posée est : mettra-t-on sur pied un concours récompensant celui qui videra sa bonbonne de gaz en premier bientôt ? Où est-ce un alignement particulier des planètes qui a fait que toutes les bonbonnes de gaz ménager des Mauriciens se soient vidées au même moment ? Pourquoi certaines boutiques sont-elles quand même ouvertes ? À un moment, j’ai même pensé que j’ai raté une annonce de la réouverture prématurée des commerces et de l’abandon du «social distancing», mais en fait non. Il y a toujours une petite bande qui n’a toujours pas compris… 

Le confinement, ça nous pousse quand même à tenter d’entamer des conversations avec les gens, et peu importe si cela débute avec des banalités du genre «Kifer dimounn kontignn sorti ?». Et là, on se rend compte que même dans les centres, les consignes ne sont hélas pas toujours respectées. Entre ceux qui décident d’aller faire trempette alors que c’est interdit et ceux qui se baladent sur les plages ou pire, ces locataires qui insultent le personnel médical, la liste est longue.

Certes, les infirmiers ont essayé de rapporter les trouble-fêtes, mais sans succès. Les plaintes officielles sont restées sans réponses. «Ena inn sort dan lot lotel inn vinn isi akoz zot ena kontak. Si sa zot kapav fer, bé nou, nou pa nanyé», explique un infirmier. Et lorsque le personnel d’ici a essayé d’aligner le protocole en vigueur dans les autres centres en demandant aux voyageurs de descendre récupérer leurs repas ou pour les prises de température, les autorités sont intervenues. «Bannla inn demandé si pé fer bifé ouver isi. Mé dan tou lézot sant fonksionn koumsa…» 

Mais malgré tout, pas de découragements. Le travail se poursuit et des fois, le personnel en fait un peu plus. Par exemple, désormais, chaque étage est équipé de trois balais. (Cela peut sembler être une mesure banale pour vous mais essayez de vivre sans balai pendant une semaine, et on en reparlera). Ou encore, les chambres où sont confinés des enfants sont maintenant équipées de vape. Heureusement que la fin de la quarantaine est proche. Surtout pour nos amis infirmiers, même si leur combat contre la pandémie sera loin d’être finie.

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