Qui dit ménage dit… improvisation !

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On a beau ne pas être une fée du logis, mais après quatre jours, un minimum de ménage s’impose. Surtout qu’avec la poussière, les risques de toux sont élevés. Et comme en ce moment, la toux est synonyme de symptômes nécessitant des soins en isolement, autant ne pas prendre de risque… Combien de fois ai-je vu défiler la citation mièvre, «You don’t realise the value of things until they’re gone», sans y prêter attention ? Hier, c’était du vécu. Pour faire le ménage en quarantaine, il faut d’abord se creuser les méninges. Sans les outils nécessaires, que nous prenons toujours pour acquis, la tâche s’avère compliquée. Très compliquée même. Si vous ne me croyez pas, et comme nous sommes tous en confinement, essayez de nettoyer sans balai et pelle…

Place à l’improvisation ! J’ai essayé de «fabriquer» un balai avec cette denrée rare qu’est le PQ et un cintre qui traînait dans mes affaires. Après avoir délicatement déchiré plusieurs carrés de papier en lanières, j’ai attaché le tout avec du fil dentaire (à la guerre comme à la guerre) au crochet du cintre. Je ne sais pas à quel moment j’ai cru que ça allait marcher, cependant, puisqu’au premier mouvement, je me suis retrouvé avec des lanières de PQ partout en plus de la poussière. L’improvisation, ça ne marche pas toujours.

Bref, après un moment, j’ai réussi à «tras lavi» et j’ai pu obtenir un balai digne de ce nom. À cet instant précis, avec l’objet en main, je me sentais comme Indiana Jones, qui a réussi à récupérer son truc au fond d’une cave après de rudes batailles. Je me suis donc promis de ne jamais prendre un balai pour acquis jusqu’à la fin de mes jours.

Le balai, c’est bien mais sans pelle, on ne va pas loin non plus. Et là, pas de «trassaz» possible. J’ai dû me résigner à utiliser une feuille de papier. Une légèrement meilleure idée, j’avoue, que le cintre et PQ, puisque cela a marché à peu près correctement…

Cependant, si j’ai réussi à débarrasser ma chambre de la poussière, il n’en est pas de même pour tout le centre. À l’entrée, les déchets s’entassent depuis lundi, et le personnel ne sait plus à quel saint se vouer. «Kan dir sa bannla lao, zot kry ar nou», soupire l’un des membres, dépité. Selon lui, la nourriture qui se décompose lentement dans les sacs-poubelles pose un risque sanitaire, mais les négociations depuis lundi pour que les déchets soient enlevés n’ont pas encore abouti. Une solution est toujours attendue…  

J-3: Ma vie en quarantaine

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J-1 : Ma vie en quarantaine

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