Les examens, ce mal nécessaire

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Dans un peu plus de deux semaines débutent les examens de School Certificate (SC) et de Higher School Certificate (HSC). Ils vont durer jusqu’à la mi-novembre et concerneront quelque 15 000 élèves pour le SC et environ 9 000 collégiens pour le HSC. Une chose est sûre :ces examens restent le symbole de notre système éducatif. Ou plutôt, de notre système d’examens, car les contrôles se succèdent à toutes les classes, avec des étapes importantes à des points spécifiques, tels que le PSAC en fin d’études primaires (qui se tiendra du 29 au 31 octobre et le 4 novembre); le National Certificate of Education en Grade 9 ; le SC en Grade 11 et le HSC en Grade 13. Ajoutez à tout cela l’Extended Programme, qui est venu remplacer le Pre Voc, et vous avez une réforme de l’éducation, Nine-Year Schooling oblige, qui préoccupe une grande partie de la population. 

Cette année, à cause de l’imminence des élections générales, les mois d’octobre et de novembre, surtout, risquent d’être témoins de quelques perturbations d’ordre extrascolaire. Déjà, même si le ministère a avancé une raison précise pour se justifier, le report du PSAC d’une semaine (il était initialement prévu du 22 au 25 octobre) ne fait pas que des heureux. Ces dates avaient été mûrement réfléchies par les autorités, de concert avec les parties prenantes de l’éducation nationale. Tout ce beau monde s’était dit qu’il valait mieux que le PSAC se tienne avant la fête Divali, qui aura lieu le dimanche 27 octobre. Avec forcément des élèves qui s’absenteraient le lundi 28 octobre.

Mais voilà que, pour une raison peu crédible, on a repoussé ces dates d’une semaine, voire même d’un peu plus. Car on a réussi l’exploit, sans précédent, d’intercaler un intervalle de trois jours entre le troisième papier (le jeudi 31 octobre) et le dernier (le lundi 4 novembre). Quand on sait que c’est le tant redouté papier de mathématiques qui clôture l’examen du PSAC, on devine que les enseignants, comme les parents, ont des sueurs froides rien qu’à cette idée. Ils se demandent comment retenir la concentration de ces petits de 10 ans, pour qu’ils ne se prennent pas à rêver de vacances avant le papier final…

Qu’est-ce qu’il y aura entre le lundi 21 et le vendredi 25 octobre pour que le gouvernement ait pris le risque de faire bouger des dates d’examens aussi importantes ? Seuls les crédules ont gobé le prétexte d’une (hypothétique) pression émanant de parents (lesquels ?) pour quelques jours de révision de plus. Pourquoi ces jours de rab ? Parce que, apparemment, la poignée de jours chômés en début d’année (pour cause d’intempéries) aurait eu un impact sur le programme d’études de nos charmantes têtes brunes. On saura très bientôt la vraie raison de cette reprogrammation des dates du PSAC. On espère que cela n’a rien à voir avec un événement politique, disons le Nomination Day pour les élections générales…

Dans cet ordre d’idée, comme si les jours qui restent avant que le calendrier scolaire ne se termine n’étaient déjà pas en petit nombre, ne voilà-t-il pas que des syndicalistes du secondaire viennent demander que le Teachers’ Day, la journée internationale dédiée aux enseignants, célébrée de par le monde le 5 octobre et qui coïncide avec un samedi cette année, soit plutôt tenue le vendredi 4 octobre. Avec donc un jour de congé scolaire à cette date. Au risque de fâcher ces messieurs-dames du secondaire (que nous respectons tous), une journée internationale se célèbre le jour qui lui est dédié. Pas avant, pas après. 

Prendre pour prétexte, par exemple, des leçons particulières qu’il faut donner le samedi ou toute autre chose, et donc, par extension, minimiser la journée scolaire du vendredi, n’aide en rien les réflexions autour du travail des enseignants. Il faut saluer ici la prise de position du syndicat du primaire du gouvernement pour le maintien de la date du 5 octobre pour ce jour spécial. 

Bon courage quand même aux élèves qui vont plancher sur ces différents examens. Faites de votre mieux, en faisant abstraction de toute distraction étrangère à votre vie scolaire. Révisez comme il le faut et concentrez-vous sur le travail effectué durant l’année. Écoutez vos parents et vos enseignants car ils savent mieux que quiconque ce qui est meilleur pour vous. Restez concentrer en salle d’examen et travaillez vite et bien. Le fruit de la récompense n’en sera alors que plus doux à cueillir. Bonne chance.

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