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Les Malgaches terminent la phase de poules en tête avec 7 points, soit un de plus que les Nigérians, déjà qualifiés avant ce match.

Les Malgaches terminent la phase de poules en tête avec 7 points, soit un de plus que les Nigérians, déjà qualifiés avant ce match. 

Bel accomplissement. Pour son baptême du feu à la Coupe d’Afrique des Nations, Madagascar s’est qualifié pour les 8e de finale qu’il jouera dimanche. Une qualification obtenue avec la manière. Les Baréa – surnom des Malgaches – ont, en effet, bouclé la phase de poules en tête de leur groupe. Après un nul lors de leur match d’entrée face à la Guinée (2-2), ils ont enregistré un succès contre le Burundi avant de réaliser l’exploit de battre le Nigeria (2-0), 38e au classement de la FIFA. Madagascar occupe, lui, actuellement le 107e rang. La prochaine mise à jour l’enverra à coup sûr à une meilleure position

La performance des Malgaches n’est pas le fruit du hasard. Elle suit un projet bien élaboré avec un objectif bien défini. Lequel a pris une autre dimension avec l’arrivée en 2017 du sélectionneur français Nicolas Dupuis. La volonté politique, fédérale et gouvernementale y a aussi certainement contribué. Et la détermination individuelle. Bien visible à travers ces mots du milieu de terrain John «Baggio» Rakotomenjanahary aux journalistes de France 24 quelques jours avant le début de la CAN: «Pour mon entraînement individuel, c’est ici que je fais mon footing. Je pars de chez moi et je vais très loin jusque là-bas où il y a un pylône. Il y a une montée très loin et c’est là-bas que je m’arrête. Je fais ça pour avoir la puissance et l’énergie optimale.» Les Malgaches, grâce à leur parcours, font la fierté de la région. Ils écrivent actuellement une belle page de leur histoire

Qu’en est-il de l’histoire de notre football à nous? Une page de celle-ci comporte une participation à la phase finale de la CAN. C’était en 1974 en Egypte. Mamad Elahee était le sélectionneur. La logique de la progression aurait voulu qu’il y ait une deuxième, troisième, voire une quatrième participation avec éventuellement des performances améliorées à chaque fois. Mais malheureusement, cela n’a jamais été le cas.

Notre plus grande réalisation de ces deux dernières décennies demeure... une victoire à domicile aux Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) de 2003. Et cette médaille d’argent acquise par nos U17, en 2017, à la COSAFA. À part ça, rien. Le football mauricien peine à exister sur le plan continental. C’est à peine si on arrive à passer le premier tour d’une compétition dans laquelle on est engagé. Cela s’est constaté à la dernière édition de la COSAFA (senior) quand on s’est fait battre par les Comores. Notre football ne vit plus d’histoire mais une tragédie.

Les  prochains JIOI sont une occasion de soigner cet état. L’or est jouable. Pas parce qu’on est fort. Mais parce que Madagascar engagera une équipe C – l’équipe A joue la CAN et l’équipe B sera engagée dans la CHAN – tandis que les Comores emmèneront leur équipe B puisque l’équipe première joue elle aussi la CHAN. Les JIOI ne sont pas leur priorité. Ils visent plus grand, plus haut. Entre les deux, il y a nos cousins Réunionnais. Si on passe les étapes nécessaires pour arriver en finale, alors tout sera possible. Par contre, si dans ce même contexte, on n’arrive pas à se retrouver sur le podium, cela confirmerait l’agonie du football mauricien. Et les responsables de cette situation n’auront plus qu’à déguerpir. Enfin, s’ils ont un peu d’amour-propre.

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