En attendant le discours du Budget 2019-2020

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Comme chaque année, à la veille du grand oral du ministre des Finances, la population est dans l’expectative. Entretemps, les internautes sont nombreux à faire part de leur appréhension et leurs attentes.

Un commentateur prenant le pseudo Besoin Déviré affirme : «Leta lekonomi inn bien détérioré. Sekter sikriyé, offshore, textil ek exportasion pe terminn zot sikl. Tourism an deklin. Ki zistwar Bidzé pou vinn rakonté ?» Observer56, pour sa part, constate que «the economy has crumbled down and unproductive infrastructural projects are consuming billions of rupees.»

Ce constat est partagé par d’autres observateurs qui, eux, réclament des mesures vigoureuses. «Bold actions are needed to remedy our ailing economy» fait remarquer Anil KS. Jean Chung estime, lui, qu’une dévaluation de la monnaie mauricienne est un moyen pour redresser l’économie. «Our balance of payments can be reversed by a lower rupee.» Certains internautes vont plus loin et font des propositions radicales. Ainsi Financial Man réclame «the abolition of religious subsidies».

Cekitiquet, de son côté, réclame des coupures draconiennes dans le budget social. «Ferm tou orphan centers ek mézon retret. Met board medikal sak trwa mwa pou tou se ki gagn social aid.» À ce chapitre, Niven se montre inquiet. «Some people are contemplating an alignment of universal Basic Retirement Pension with minimum salary. I sincerely pray that this does not happen», écrit-il.

Dans la foulée, le secteur privé est pris à partie. «The private sector has been a lame partner in re-engineering growth and has not lived up to the expectations», fait ressortir Obs. Tse poursuit sur cette lancée critique des entrepreneurs. Il explique : «The private sector has got massive tax breaks to develop and monetise their land-holdings. So they have no incentive to invest in other projects».

À cela s’ajoute une présentation caricaturale de l’activité entrepreneuriale. Elle est signée Joe : «they are in fact creating highly paid jobs and benefits for themselves and their families and low paid jobs for the rest of the nation». Et Jean Noel de stigmatiser les producteurs privés d’énergie. «Les IPP font d’énormes bénéfices. Il faut les faire payer. Pourquoi pas une nouvelle taxe sur leurs profits ?» se demande-t-il.

Cependant, quelques internautes font preuve de réalisme. «Ce n’est ni l’économie, ni le social qui définira ce Budget. C’est sa survie politique qui guidera Pravind Jugnauth», écrit Roh. Un autre observateur lui fait écho : «We are not expecting the coming Budget to address the problem of deficit or to revamp sectors for productive employment. Elections are at the doorsteps.»

L’opinion est convaincue que la présentation du ministre des Finances, cet après-midi, sera décisive. «Pravind Jugnauth sera au pied du mur», avance Gradiva. «Le peuple, lui, espère et aspire à un ‘bon’ Budget», lui répond Anil K. Vivement la lecture du discours.

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