Le temps venu de la transformation

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André Malraux disait «le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas», cela nous interpelle, quelle que soit notre place dans la société. Ma conviction depuis plus de 20 ans est que ce XXIème siècle sera aussi celui des bouleversements induits par l’introduction constante de nouvelles technologies, dont certaines seules ou reliées forment des GPT (technologies à portée générale) qui transforment nos vies et nos liens, notamment au travail. Il est important que chacun puisse appréhender à minima ces phénomèn

André Malraux disait «le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas», cela nous interpelle, quelle que soit notre place dans la société. Ma conviction depuis plus de 20 ans est que ce XXIème siècle sera aussi celui des bouleversements induits par l’introduction constante de nouvelles technologies, dont certaines seules ou reliées forment des GPT (technologies à portée générale) qui transforment nos vies et nos liens, notamment au travail. Il est important que chacun puisse appréhender à minima ces phénomènes technologiques, prenne conscience des impacts économiques, sociaux ou politiques, pour soi, pour la relation aux autres, pour le pays, et se projette dans l’avenir. Cette tribune est alors un espace de partage de connaissances, d’idées sur des sujets parfois compliqués, dont on essaiera de parler simplement afin que chaque citoyen puisse comprendre les enjeux ou participer aux débats. «Partager pour réussir» ou «share to win» telle est notre mantra pour ce siècle si décisif pour l’espèce humaine ou devant nos yeux «homo sapiens sapiens» doit reprendre sa marche à pieds afin de devenir un autre s’il veut ne pas être inutile, déclassé, puis effacé !  

Ce qu’il faut en retenir !

L’«Intelligence Artificielle», qu’on appelle IA, est née en tant que mot nouveau et discipline de recherche en 1956, lors de la fameuse conférence de Dartmouth. L’idée des chercheurs de l’époque était que «chaque aspect de l’apprentissage ou de toute autre caractéristique de l’intelligence pouvait en principe être décrit avec une telle précision qu’une machine pourrait être conçue pour la simuler». Il y a peu de consensus sur une définition de l’IA, car elle se présente sous différentes facettes et sert de nombreuses applications. Toutefois, je vous propose d’adopter cette définition simplifiée, qui nous permet d’entrer dans le sujet : «L’IA est une science qui traite des questions de l’imitation des capacités de raisonnement des humains.»

L’Homme est le fruit d’une lente et longue évolution sélective. Nous avons très progressivement appris à nous déplacer, à parler, à nous servir de nos sens, à apprendre de nos expériences, à classer et diffuser des informations, à exprimer des émotions, etc. Chacune de ces formidables possibilités humaines peut être vue comme des facettes convoitées de l’IA, qui sont nourries par des données captées de l’environnement, et activées par des algorithmes embarqués dans des applications de la vie de tous les jours. Les faces visibles de l’iceberg s’appellent tantôt Google Nasnet, Apple Face ID, Salesforce Einstein, Amazon Alexa ou encore Partnering Robotics Diya One, et s’installent à pas feutrés dans nos entreprises et foyers. Qui pourrait se plaindre de trouver en quelques secondes des réponses à questions de toutes natures, d’avoir des téléphones sécurisés aux transactions simplifiées, d’augmenter ses ventes en comprenant mieux les clients ou de respirer un air propre, qui ne rende pas malade ?

L’IA est guerre cognitive invisible !

Les pays les plus modernes, soutenus par leurs chercheurs et inventeurs, sont entrés dans cette «guerre cognitive invisible». Pourquoi cette course à l’IA ? Tout simplement parce que ces technologies permettent des bonds considérables en matière de gains de productivité, d’optimisation des processus métiers ou d’ouverture de nouveaux marchés. Alors ces pays forment et développent des compétences, des briques technologiques portées par des produits qui seront aptes à soutenir les prochains relais de croissances économiques, les gisements d’emplois, les axes de création de valeur, qui permettront une augmentation de la qualité de vie et du pouvoir d’achat des citoyens. Mais il s’agit bien d’une guerre, ce qui signifie que les pays les moins préparés et exposés aux phénomènes de rareté des compétences et designs de produits devront rapidement s’adapter à ces nouvelles technologies et leviers de croissance potentiels sous peine d’être dépassés, déclassés, et dépendants des «faiseurs de feu» puisqu’ils n’auront pas appris à le faire par eux-mêmes ni à préparer la transmission de savoirs aux jeunes générations. Nous parlons bien de changement profond, de société en mutation sous la pression régulière de vagues successives de nouvelles technologies. Des technologies comme l’IA, qui se combinent et convergent dans un millefeuille croissant de complexités.

Maurice devra faire des choix en IA et développements industriels

Comprendre le potentiel de l’IA est une chose, mais mettre cela en musique au niveau d’une nation et transformer l’essai en est une autre. Maurice aura à faire des choix critiques, et ne pourra se contenter de faire les «copier-coller» habituels, qui ne produisent aucun effet économique visible dans un pays où le contexte est unique. Quelle IA mettre en oeuvre ? Quels secteurs et use case pour Maurice ? Quel type de mise en oeuvre ? Quel projet de société ? Il est probable que les recettes du passé ne soient pas celles de demain !

TED Talk animé par l'auteur pour évoquer l'avenir de l'éthique, l'IA et les robots.

 
 
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