Ces nominés qui dévalorisent les institutions

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Les travaux de la Commission d’enquête sur les dernières initiatives d’Ameenah Gurib-Fakim avant qu’elle ne démissionne de la présidence de la République ont débuté la semaine dernière. L’ancienne chef de l’État a déclaré devant la commission présidée par le juge Asraf Caunhye qu’elle n’avait pas de formation légale et qu’elle n’avait pas été coachée avant d’assumer les fonctions présidentielles. Plusieurs internautes se sont demandé pourquoi elle s’est empressée d’accepter l’offre que lui avait faite l’alliance Lepep. «The lady was desperate for power », répond Pingala K qui ajoute «but power without humility and wisdom is a very dangerous thing».

D’autres commentateurs insistent sur le manque de préparation de l’ex-locataire du Réduit. Certains ne ratent pas l’occasion de faire, au passage, le procès d’Ameenah Gurib-Fakim. «She has been absolutely incompetent for the post of President !» s’exclame Preetam

. À ceux qui disent que l’ex-présidente de la République est une scientifique reconnue, Simon répond : «It is a dangerous mistake to conflate having a degree or being a professional with a great deal of intelligence and believe that a certificate from a university is the only marker of talent.» À propos de l’ancienne chef de l’État, il precise que «She understands trees and plants but not human complexities and political animals.»

Cette «incompétence» de l’ex-présidente de la République a nui au pays. «The Image of our island has been tarnished. What a shame», regrette Watchman. Par conséquent, «she has totally discredited herself in the eyes of Mauritians», estime Roh. «Ameenah Gurib-Fakim was not apt nor had she the mettle to hold this post», rappelle Tony Lingiah.

On n’en serait pas là, si nos dirigeants avaient été plus perspicaces au moment d’identifier la personnalité qu’ils placeraient au sommet de l’État. «If Ameenah Gurib-Fakim is a disillusionment, it is a proof of bad judgment in ushering her into the position of President», avance GNU.

Anarchiste, pour sa part, dénonce la nomination d’Ameenah Gurib-Fakim comme le résultat d’un calcul politique. «She was parachuted in that post just to maintain the equilibrium of “communalism”», affirme-t-il.

La sortie de l’ancien Deputy Speaker, Sanjeev Teeluckdharry contre le président de la commission sur la drogue, la semaine dernière, a également conforté les internautes dans leur conviction : les nominations politiques dévalorisent les institutions.

Les propos du parlementaire, avocat de profession, choquent. Surtout quand il affirme que la photo de Paul Lam Shang Leen disant bonjour au député travailliste Shakeel Mohamed est une preuve de conflit d’intérêts. «Is there not a law that prohibits a person from hurling stupidities and absurdities against an ex-Judge», s’interroge Vaga.

Mais, ce sont les politiciens qui doivent répondre de leurs erreurs. «Those who imposed them upon us should account for their acts», déclare Arjun S. Toutefois, sur ce point, les commentateurs sont pessimistes. Abimanu M pense que les leaders limitent délibérément leur choix : «Politicians look for their candidate among their swarm of ticks », dit-il.

Lucide est d’avis que «le système est profondément vicié». Une manière de sortir de cette situation serait de revoir la méthode de nommer les titulaires aux fonctions d’État. Avec la méthode actuelle, «nos institutions ont été trivialisées !» dit Olivier 33.

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