Communautés, égalité, opportunités

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La semaine dernière, à Genève en Suisse, les membres du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale ont posé à l’Attorney General mauricien des questions qui l’ont embarrassé. Maneesh Gobin a été interrogé sur la perception qu’une partie de la population mauricienne serait victime de discrimination. Le compte rendu de cette rencontre onusienne a suscité de nombreux commentaires des internautes.

Des commentateurs se sont focalisés sur les conditions de vie des membres d’une communauté précise. D’autres se sont cependant interrogés sur la pertinence de regrouper les Mauriciens sur des bases ethniques. «De quelle ethnie est le Mauricien dont un grand-père vient de Madagascar et un autre de l’Inde?», se demande Cheyenne 2.

La recherche par le président du comité onusien des statistiques relatives à l’ethnicité des prisonniers mauriciens n’est pas comprise. «Prisoners aren’t put in jail based on their religion but because they have gone through a trial where a judge found them guilty», déclare Calife.

Derrière l’unité mauricienne affichée, apparaît le sentiment d’une discrimination à l’égard de certains compatriotes. «Despite the fact that Mauritians seem to live in perfect harmony, there is a feeling of discrimination among the people», estime Kelvin. Il y a une perception que les Mauriciens dits Créoles sont pénalisés. «The perception that Creoles are exploited is true and real, but this is not the doing of the system only», avance Dasn.

D’autres internautes affirment que la pauvreté n’est pas plus présente au sein d’une communauté parce que celle-ci constitue une minorité. «Pas juste la communauté créole ki minorité», fait remarquer Zaza. «Les communautés franco-mauricienne et sino-mauricienne sont deux minorités riches», ajoute Daniel.

Cependant, si les autorités choisissent d’ignorer cette perception de discrimination ressentie par des Mauriciens, elles exposent le pays à des risques de bouleversements sociaux. .«This country is sleepwalking into a revolution», trouve Benjamin.

Que faire pour éviter d’en arriver là ? D’abord reconnaître que la pauvreté affecte des citoyens indépendamment de leur croyance religieuse. «Poverty is a human problem, let’s deal with it above religion», conseille Truthspeaker.

Le devoir de l’exécutif est d’assurer l’équité pour tous les compatriotes. «C’est le rôle du gouvernement de maintenir l’unité et d’être équitable», déclare Chant du cygne. Mauritian Patriot confirme et ajoute : «In line with Equal Opportunities, provisions should be made either for all or for none.»

Des lecteurs rappellent qu’il ne s’agit pas pour les autorités de pratiquer l’assistanat en ciblant des communautés spécifiques. Dans le passé, l’ex- Président Cassam Uteem avait commandité une étude par des sociologues pour identifier les besoins, en termes d’accompagnement, des Mauriciens vivant dans la précarité, peu importe leurs communautés. «La solution a tous ces problèmes se résume à quelques mots : soutien, accompagnement, éducation et sacrifice», affirme Chéri.

Note : le blog, publié lundi dernier, contient une citation signée Kishore Jhummun. Elle est extraite d’un commentaire posté par un internaute sur lexpress.mu. M. Kishor Kumar Jhummun nous indique que n’ayant pas posté de commentaire, il s’en dissocie.

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