Sucrer l’avenir

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L’évocation du rapport d’un comité technique qui s’est penché sur les difficultés que connaît l’industrie sucrière suscite l’intérêt des internautes. Certains expriment un sentiment de déjà vu et d’incompréhension.

«For years… we have heard that the sugar sector is dying, is sick and needs help, while at the same time holding companies have diversified and making billions in the hotel and real state sectors», affirme Vidur.

Cette impression est confirmée par MBC TV qui déclare «the Mauritian public has been taken for a ride for decades by the planters, the governments, who … present a doom and gloom picture about the sugar/cane industry.»

La vision teintée de méfiance repose, sans doute, sur des considérations historiques, sociologiques et idéologiques. Dans l’esprit des certains lecteurs les usiniers du secteur sucrier sont contre les petits planteurs. «Comme-ci les petits planteurs n’apportent rien dans cette industrie sucrière», s’exclame Claude. De son côté Madhoo proteste : «Il est grand temps de mettre fin à cette très grande injustice qui dure depuis plus d’un siècle !»

L’ex-ministre Pradeep Jeeha a cru bon de commenter la question. Des internautes doutent de la sincérité de sa démarche. «He was an active minister in the government which bent all the rules to get the Illovo deal being exempt from taxes and granted various concessions IPP and IRS» écrit Roh.

D’autres correspondants avancent qu’il y a des alternatives aux solutions proposées par le comité technique. Il faut d’abord réinventer l’industrie. «Those directly connected with this vital sector of the economy must decide: either the cane industry or the sugar industry...!», dit MBC TV.

Lal Pasina avance qu’il faut produire des substituts au lieu de «continuing to court TINA (there is no alternative) and fleecing people through subsidies.» Cependant, il n’apporte aucune réponse à la question de Philippe qui lui demande «If substitute products were so good at producing profits why has it not happened this far ?»

La discussion autour de l’avenir du secteur sucrier prend inévitablement une dimension idéologique. Aux yeux de certains, les usiniers ne recherchent que de gros bénéfices immédiats. «Sugar barons want to reap mega profits… while paying the minimum taxes?» avance Lal Pasina. Et Amika Bhujun d’ajouter «The premier league has only four teams now. They dictate the country’s economic agenda, channel the resources and choose the investment options.»

À la revendication d’Ashok Subron de Rezistans ek Alternativ pour que les droits acquis des travailleurs soient préservés, des internautes opposent la mort certaine de l’industrie. «Suivez le conseil de Subron et ne changez rien à l ‘équation. Il n’y aura bientôt plus de producteur», declare Kilo.

Mais «what are the real alternatives for replacing the sugar or part of it?» demande Theo Bieser. Des lecteurs proposent le retrait du soutien de l’État et une affectation plus rationnelle du foncier. «Un gouvernement qui se respecte devrait cesser avec ces concessions inutiles (IPPs, IRS etc..) et s’atteler à utiliser nos ressources pour assurer la sécurité alimentaire.»

Bardoise Goburdhun , lui, recommande «an efficient use of lands» et se demande: «Is it right that agricultural lands are turned into golf courses, and concrete jungle in the form of IRS?»

Devant toutes ces suggestions, Freddie Floyd lance une boutade «Qui se sucre au passage?»

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